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La "chimie verte" ou la "chimie écologique" : qu'est-ce que c'est ?

La "chimie verte" ou la "chimie écologique" : qu'est-ce que c'est ?

© Kwanchai Lerttanapunyaporn/EyeEm

19 sept. 2022 à 08:00Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Que ce soit dans le domaine de l'alimentation, de la construction, de l'énergie ou encore du textile, les innovations scientifiques et technologiques pour trouver des usages plus écoresponsables au quotidien sont en plein boom. Des méthodes qui correspondent à une discipline appelée "chimie verte".

Un concept américain vieux de 30 ans

Récupérer les déchets issus de la biomasse, c'est-à-dire les matières organiques végétales, animales ou aquatiques, pour leur offrir une seconde vie. Voici l'un des principes de "la chimie verte", concept développé dans les années 90 par les chimistes américains Paul Anastas et John C. Warner, de l'Agence de protection de l’environnement des États-Unis (United States Environmental Protection Agency).

De plus en plus importante dans le contexte de crise climatique, la chimie verte, également appelée "chimie écologique", répond à 12 principes, qui visent tous un même objectif : préserver la planète et économiser les ressources naturelles, ce qui implique par exemple de réduire la pollution atmosphérique, limiter le gaspillage alimentaire, réaliser des économies sur le plan énergétique… Elle implique également de réfléchir à la préservation de l’environnement dès la conception des produits en veillant à émettre le moins de substances toxiques possibles. 

Quelques applications pratiques

De nombreux exemples de chimie verte ont cours ces dernières années partout à travers le monde. De plus en plus de scientifiques travaillent sur la réalisation de produits conçus à partir de déchets alimentaires.

C'est par exemple le cas de ces chercheurs américains qui sont parvenus à mettre sur pied un prototype de batterie en utilisant des résidus de carapaces de crabe pour remplacer le lithium

La vanilline, principal composant de la gousse de vanille, pourrait être recyclé en bioplastique.

C'est l'objet d'étude de chercheurs de l'Ohio, qui ont publié leurs travaux dans la revue Angewandte Chemie.

La conception de viande cellulaire, qui fait de plus en plus parler d'elle ces dernières années, est, elle aussi, considérée comme de la chimie verte puisqu'elle consiste à faire appel à des procédés scientifiques pour limiter l'empreinte carbone liée à la consommation de viande.

Selon les estimations de l'Organisation mondiale pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), la production d'élevage de bétail représenterait plus de 15% des émissions de CO2 mondiales et serait responsable de 65% de la déforestation dans la partie brésilienne de l'Amazonie, d'après l'ONG Greenpeace.

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