Santé & Bien-être

La Chine et l'Inde sous la menace de la pollution aux micro-particules

La Chine et l'Inde comptent le plus de villes touchées par la pollution aux micro-particules, responsable de nombreux décès prématurés.

© Sajjad HUSSAIN/AFP

26 févr. 2020 à 06:00Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

90% des villes les plus polluées

Ces deux pays regroupent près de 90% des 200 villes souffrant de hauts niveaux de pollution de l'air aux particules fines PM2,5 (inférieures à 2,5 micromètres), indique ce rapport, qui se base sur les données d'environ 5.000 villes à travers le monde. Les 10% restant se concentrent essentiellement au Pakistan et en Indonésie, selon le rapport.

Parmi les mégalopoles de 10 millions d'habitants et plus, la capitale indienne New Delhi était la plus contaminée aux particules fines PM2,5 en 2019, suivie par Lahore au Pakistan, Dhaka au Bangladesh et Calcutta en Inde.

En prenant en compte l'exposition des populations, le Bangladesh est le pays souffrant le plus de la pollution à ces particules fines, dont le diamètre correspond à un trentième d'un cheveu humain. Leur petitesse leur permet de pénétrer dans le système sanguin via les poumons, entraînant de l'asthme, des cancers des poumons ou des maladies cardiaques.

Le Bangladesh est suivi par le Pakistan, la Mongolie, l'Afghanistan et l'Inde. La Chine arrive en 11e position.

7 ans de vie en moins

La majorité des sept millions de morts prématurés à travers le monde attribués par l'OMS à la pollution de l'air sont causées par les particules PM2,5 issues des tempêtes de sable, des feux de forêt, de l'agriculture, de l'industrie et de la combustion d'énergies fossiles. L'Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser une concentration de particules fines PM2,5 de 25 microgrammes par mètre cube d'air en moyenne journalière. 

Une étude de 2019 estimait que la pollution de l'air pourrait être deux fois plus meurtrière que ce que l'on pensait avec 800.000 morts par an en Europe, 2,8 millions pour la Chine et 8,8 millions dans le monde.

Dans une vaste région allant du nord de l'Inde au centre de la Chine, respecter les standards de l'OMS augmenterait l'espérance de vie de six à sept ans, selon l'indice Air Quality Life Index.

Parmi les 36 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Corée du Sud est le pays le plus pollué aux particules fines PM2,5 avec 105 villes parmi les 1.000 les plus mal classées. En Europe, la Pologne et l'Italie comptent respectivement 39 et 31 villes.

Charbon, pétrole et gaz

Le changement climatique a commencé à augmenter les risques pour la santé liés à ces particules avec des feux de forêt plus intenses et des tempêtes de sable aggravées par la désertification, selon ce rapport.

Le réchauffement du climat et la pollution aux micro-particules sont accentués par le même facteur: la combustion de charbon, pétrole et gaz.

Alors que le lien entre pollution de l'air et cancer du poumon était déjà bien établi, une étude récente montre que la plupart des morts prématurées sont causées par des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et d'autres types de maladies cardio-vasculaires.

Sur le même sujet

La "pandémie" de la pollution de l'air réduit l'espérance de vie de 3 ans

Santé & Bien-être

Coronavirus: la paralysie chinoise fait chuter le CO2

Environnement

Articles recommandés pour vous