Scène - Danse

La chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker crée un spectacle pour le Louvre-Lens

Dark Red, création d’Anne Teresa De Keersmaeker au Louvre-Lens

© Anne Van Aerschot – Rosas

Avec son spectacle "Dark Red" spécialement conçu pour le musée, la chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker et sa compagnie bruxelloise "Rosas", représentée par 13 danseurs, œuvreront du 11 au 27 juin dans le cadre du musée du Louvre-Lens.

Ce spectacle gratuit, d’une durée d’une heure, sera donné les vendredis, samedis et dimanches à 14h00, 15h30 et 17h00 dans la "Galerie du Temps" et le "Pavillon de verre" du nouveau musée.

plus d’infos sur le site officiel de Rosas

Alors que "Galerie du Temps" expose plus de 5000 ans d’Histoire de l’Art en croisant les civilisations, la chorégraphe, originaire de Malines, a choisi d’aborder la notion de la durée à partir de la force la plus élémentaire de la danse et dénominateur commun de toute l’Humanité en mouvement : la marche.

lire aussi : La marche au cœur de la chorégraphie

Sur le chemin conduisant le visiteur du quatrième millénaire avant notre ère jusqu’au milieu du 19e siècle, "Dark Red" constitue une invitation à ralentir et à "ressentir" le passage du temps.

Pendant ce temps, le label français "BelAir" diffuse un DVD mettant en scène la même compagnie "Rosas" d’Anne Teresa De Keersmaeker, qui propose, sur une chorégraphie de cette dernière, "Les Six Concertos Brandebourgeois" de Jean-Sébastien Bach interprétés par le "B’Rock Orchestra" conduit par Amandine Beyer. Il s’agit du cinquième spectacle du genre inspiré par la musique du compositeur allemand.

L’enregistrement a eu lieu à l’Opéra national de Paris, au Palais Garnier. Interrogée à ce propos par Jan Vandenhouwe, le nouveau directeur artistique de l’Opéra-Ballet de Flandre, Anne Teresa De Keersmaeker confirme qu’elle s’est littéralement immergée dans la musique de Bach "avec ses labyrinthes structurels dont elle ne cesse de découvrir l’absolu génie".

"Bach pensait son œuvre comme un miroir de l’ordre divin universel traversé par le souffle de l’harmonie. Il émane de cette musique une sorte de clarté rayonnante, autant par ses articulations formelles que par le polissage du plus menu détail. […]. Dans la musique de Bach est stocké un gigantesque réservoir d’impressions et d’affects appartenant à la mémoire de nos corps humains : joie et colère, fierté et mépris, vengeance et pitié, plaisir, douleur ou encore mélancolie. Tout n’y est que communication."

 

La Galerie du Temps au Louvre-Lens

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