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Regions Liège

La commune de Soumagne va demander l'annulation du permis que les ministres wallons ont accordé au méga remblai de Cerexhe-Heuseux

Le vallon convoité par le groupe Tradeco, en contrebas de l’autoroute E40

Prenez une commune dirigée par une majorité de réformateurs et d’écologistes qui refuse un vaste projet de remblai d’un vallon en bordure d’autoroute. Ajoutez un groupe d’entrepreneurs qui s’obstine à trouver un endroit pour se délester de milliers de m³ de briquaillons et qui introduit un recours au gouvernement wallon. Terminez par une décision favorable, signée par deux ministres, un réformateur et une écologiste. Vous avez là tous les ingrédients d’une recette qui épice singulièrement la politique locale.

Certes, l’octroi du permis à Tradeco est assorti de conditions, sur le phasage du comblement du site, sur les contrôles des apports de déchets inertes, et sur la mobilité. Et les verts s’en réjouissent. Sans toutefois s’en satisfaire : ils restent opposés au remblai. De quoi inciter la municipalité à déposer une requête en annulation au conseil d’État ? Plusieurs élus, de diverses formations, y semblent favorables. Et le principe a d'ailleurs été acté, en collège des bourgmestre et échevins, où certains ne cachent pas leur déception, voire leur fâcherie. D'ailleurs, parmi les quelques centaines de riverains qui se sont manifestés contre les intentions de Tradeco, la riposte administrative commence à s’organiser. L’affaire n’est donc pas sur le point de se conclure.

Un décret régional a récemment modifié les règles pour se débarrasser des débris de construction ou de terres d’excavation. Il faut rapidement trouver des espaces et des volumes, et les parcelles concernées, à Soumagne, peuvent sembler convenir. Mais depuis les inondations de juillet dernier, l’idée d’enfouir un ruisseau est perçue comme un risque de débordements. Ce n’est que l’un des paramètres de ce dossier…

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