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Guerre en Ukraine

La Croix-Rouge se dit victime de désinformation dans le conflit en Ukraine

La Croix-Rouge se dit victime de désinformation.

La Croix-Rouge a affirmé mardi être visée par une désinformation massive quant à son travail en Ukraine et dénoncé les risques que cela fait courir à son personnel.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se heurte à des accusations visant ses efforts pour faciliter les évacuations de villes assiégées en Ukraine ainsi que sa communication neutre avec les deux parties du conflit. "Nous assistons à des attaques délibérées et ciblées, utilisant de faux récits et disséminant ces informations pour discréditer le CICR", a déclaré à la presse à Genève Ewan Watson, un porte-parole de l'organisation.

 

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, il y a eu "un énorme flux de désinformation et fausses informations que nous percevons comme délibérées, ciblées et orchestrées à travers les réseaux sociaux (...) et qui apparaissent parfois dans les grands médias", a-t-il expliqué. "Ceci peut potentiellement provoquer des dommages réels pour nos équipes (...) sur le terrain et pour les gens que nous servons".

Une des accusations contre le CICR circulant sur les réseaux sociaux assure qu'il a aidé des évacuations forcées vers la Russie d'Ukrainiens depuis la ville assiégée de Marioupol.

Le CICR "ne soutiendrait jamais une quelconque opération qui irait selon la volonté des gens et nos principes", a insisté M. Watson.

Il a également qualifié d'"absolument fausse" une autre accusation en circulation selon laquelle l'organisation serait en train d'établir un bureau à Rostov, dans le sud de la Russie, pour "filtrer des Ukrainiens".

Le CICR a fait état de discussions sur l'ouverture d'un bureau à Rostov mais en soulignant que cela s'inscrivait dans un effort régional pour répondre à une crise humanitaire massive.

M. Watson a insisté sur le fait que son organisation neutre cherchait à remplir sa mission de soutien et d'aide aux victimes de conflits où qu'elles se trouvent.

"Notre neutralité et notre action humanitaire impartiale doivent être respectées", a-t-il souligné. L'organisation a notamment avancé des propositions détaillées pour organiser des évacuations de Marioupol, où quelque 160.000 personnes restent piégées.

"La crise humanitaire s'aggrave en Ukraine", a souligné M. Watson. "Le niveau des morts, des souffrances et des perturbations que nous voyons infligé aux civils est odieux et inacceptable".

Selon lui, "le temps presse pour les civils à Marioupol et dans d'autres zones du front dépourvues depuis des semaines à présent de toute aide humanitaire".

Les parties doivent informer le CICR de tous les prisonniers de guerre faits dans le cadre du conflit et permettre à du personnel de l'organisation de leur rendre visite. "Nous nous attendons à voir les parties respecter leurs obligations aux termes des conventions de Genève sans plus tarder", a-t-il observé.

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