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La FEF demande un allègement des matières pour l'examen d'entrée en médecine

La FEF demande un allègement des matières pour l’examen d’entrée en médecine
13 août 2020 à 09:42 - mise à jour 13 août 2020 à 09:42Temps de lecture3 min
Par Belga

La Fédération des étudiants francophones (FEF) demande jeudi à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), d’alléger les matières qui seront évaluées lors de l’examen d’entrée en médecine et dentisterie en raison d’une année scolaire 2019-2020 perturbée par la pandémie de coronavirus.

"Alors que les rhétoriciens de cette année ne se voient plus dispenser de nouvelle matière depuis la fermeture des écoles à la mi-mars, les exigences en termes de connaissance n’ont pas été adaptées dans l’examen. C’est pourtant ce qu’a effectué la Communauté flamande qui a tenu compte des difficultés spécifiques dues à la crise. Alors que l’examen d’entrée est déjà un filtre social, maintenir la matière comme telle creuse encore plus profondément le fossé de l’inégalité entre étudiants issus d’un milieu favorisé ou non", estime la FEF dans un communiqué.

En raison de la pandémie, la ministre Glatigny a décidé cette année de déplacer les dates des deux épreuves traditionnellement organisées début juillet et fin août. Cette année, celles-ci se tiendront respectivement le 28 août et le 12 septembre prochains.

Pas d’examen au Heysel

Covid oblige, il n’y aura par ailleurs pas d’examen centralisé dans un gigantesque palais du Heysel comme de coutume, mais plutôt différents examens organisés sur base décentralisée par les différentes universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La FEF déplore également le délai très court laissé entre les deux épreuves. "Les étudiants qui échoueront lors de la première épreuve ne disposeront donc que de quelques jours après l’annonce de leur résultat pour préparer une seconde fois l’examen, contre environ deux mois les années précédentes. S’ils échouent malheureusement à la première épreuve, ils trouvent illogique d’être réinterrogés sur les matières réussies deux semaines plus tôt. Ils demandent donc une dispense pour celles-ci".

Sur base de ce constat, l’organisation étudiante redoute que l’examen cette année soit "encore plus sélectif" que les années précédentes.

Elle vient de lancer une pétition en soutien à ses revendications via les différents groupes Facebook destinés aux étudiants présentant l’épreuve. En moins de 24 heures, celle-ci a déjà récolté quelque 600 signatures, selon Chems Mabrouk, présidente de la FEF.

Chaque année, entre 3000 et 4000 étudiants présentent l’examen d’entrée en médecine. Le taux de réussite tourne autour des 20% d’habitude.

Du ressort du jury d'examen d'entrée, pas de la ministre

Contactée jeudi, la ministre Glatigny se dit "bien entendu consciente" des difficultés spécifiques à cette année. C'est pourquoi il a été décidé de reporter de deux mois les dates des épreuves "pour donner plus de temps à tous les élèves d'assimiler la matière", défend-elle.

Quant à la matière évaluée, la ministre rappelle que ce n'est pas elle, mais le jury d'examen d'entrée qui est compétent pour décider d'une éventuelle modification.

"Ce jury a estimé que modifier le contenu risquerait de créer des inégalités, car il est impossible de savoir quel élève a vu telle ou telle matière. Le jury de l'examen d'entrée a cependant assuré à plusieurs reprises qu'il était pleinement conscient des effets de la crise, et qu'il en tiendrait compte dans ses travaux de délibérations", rappelle Mme Glatigny.

De plus, "les inspecteurs de l'enseignement secondaire sont directement associés aux travaux du jury pour la réalisation des questions d'examens".

Dans les meilleures conditions possibles pour les étudiants

La ministre souligne aussi que, comme chaque année, les universités ont organisé des programmes permettant aux élèves sortant du secondaire de se préparer à l'examen d'entrée.

"L'ensemble des autorités en charge - ARES, jury, recteurs, doyens et la ministre - travaillent ensemble pour que tout se passe dans les meilleures conditions possibles pour les étudiants, compte tenu du contexte sanitaire exceptionnel que nous connaissons. Dans cette optique, des réunions de concertation ont lieu très régulièrement entre les acteurs concernés", conclut celle-ci.

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