Belgique

La FGTB dénonce un écart salarial Femmes-Hommes allant jusqu’à 23% dans le secteur de la chimie

Femme scientifique pipettant des produits chimiques colorés dans un tube.
03 mars 2022 à 09:35Temps de lecture2 min
Par Belga

Selon l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, une femme gagne en moyenne 9,1% de moins qu’un homme (avec une correction de la durée de travail) et 22,7% de moins sur base annuelle. Pour la chimie, ces écarts sont plus élevés, atteignant respectivement 17,6% et 23,3%, dénonce jeudi la FGTB.

Pour évaluer l’écart salarial, deux indicateurs sont généralement donnés : l’un comprenant une correction de la durée de travail, plus faible, et l’un sans cette correction, sur base annuelle. Cette différence s’explique notamment par le fait que davantage de femmes travaillent à temps partiel : leurs revenus annuels sont donc moindres.

Dans la chimie, les femmes gagnent en moyenne 17,6% moins que leurs collègues masculins si l’on corrige la durée de travail et 23,3% de moins si l’on exclut cette correction, avance la FGTB. "Dans les autres sous-secteurs de la chimie (industrie pharmaceutique et plasturgie), les écarts salariaux sont aussi élevés : respectivement 17,3% et 15,5% (sans correction pour la durée de travail)", ajoute le syndicat.

Des écarts salariaux difficiles à cautionner

La FGTB relève également que 55% des ouvrières gagnent moins de 3.000 euros brut par mois (contre 43% des ouvriers) et seules 27% des employées gagnent plus de 5.000 euros brut par mois (contre 40% des hommes). "Les salaires élevés dans la chimie ne sont donc certainement par une réalité pour tous les travailleurs."

"Impossible de justifier (ces écarts salariaux) et de les cautionner, qui plus est, dans un secteur rentable, en expansion et régulièrement à la recherche de nouveaux collaborateurs", dénonce Andrea Della Vecchia, secrétaire fédéral de la FGTB Chimie.

Le syndicat a également mené sa propre enquête sur le travail à temps partiel dans le secteur de la chimie. Résultat : deux fois plus de femmes ont un temps partiel, choisi pour pouvoir s’occuper des enfants, de parents… "Si un contrat à temps plein devait correspondre à 32 heures, deux femmes sur trois à temps partiel répondent qu’elles travailleraient de nouveau à temps plein", souligne la FGTB Chimie. Une majorité d’hommes à temps partiel donnent la même réponse.

"Une réduction du temps de travail sectorielle pourrait jouer un rôle important" dans la lutte contre la discrimination salariale, estime donc le syndicat. Cela rendrait également le secteur plus attractif alors qu’il est en recherche de main-d’œuvre.

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