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« La Fille du Sacrifice », les chemins sinueux de la libre-pensée au Théâtre Océan Nord

© Diana-David-Damien-

Le nouveau spectacle de Réhab Mehal aborde de front la question de la spiritualité. " La Fille du Sacrifice " prend la forme d’un récit intime à travers lequel une jeune femme remet en perspective ses certitudes et emprunte les chemins de la libre-pensée. Représentations jusqu’au 8 octobre au Théâtre Océan Nord.

C’est une thématique que l’on voit peu au théâtre – la question des croyances et du rapport que l’homme entretien avec le sacré. " La Fille du Sacrifice " est un récit de vie. 

Ibra est née au sein d’une famille de confession musulmane. Au début du spectacle, la jeune femme évoque avec beaucoup de douceur, sa découverte des préceptes de la religion musulmane, décrivant avec minutie chaque rite sacré, évoquant avec sourire, le bonheur qui la comble à chaque instant.

Le sacrifice d’Isaac

Un évènement inattendu rebat les cartes. En visite à la Galerie des Offices à Florence, Ibra est confrontée au chef-d’œuvre du Caravage : " Le sacrifice d’Isaac ". La jeune femme, pieuse et croyante, est frappée par la scène biblique qui est représentée. Abraham, sur le point de sacrifier son fils, est arrêté de justesse par un ange sauveur. Le visage des personnages centraux la terrorise. A partir de ce moment, le regard de la jeune femme change. " La Fille du Sacrifice " est le récit d’une déconstruction. La pièce retrace avec minutie, l’histoire d’une jeune femme qui remet en question ses propres certitudes, avant d’emprunter les voies sinueuses de la libre-pensée.

" C’est un sujet qui génère beaucoup de passions et beaucoup d’irrationnels. J’avais envie de voyager sur les origines de la croyance. Ça m’intéressait de voir une personne s’émanciper des craquants et s’en élever. "

Réhab Mehal au micro de François Caudron

Rencontre avec Réhab Mehal autour du spectacle "La Fille du Sacrifice" au Th. Océan Nord

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La mise en scène de Réhab Mehal nous entraîne dans l’intime. Seule au plateau, Elisa Firouzfar porte ce récit de bout en bout, toujours juste dans le registre de la confidence. Malheureusement, le spectacle, tout en nuances, finit par mettre à l’épreuve le spectateur dans les longueurs infinies du texte et dans l’évocation presque exhaustive des différentes formes que peut prendre le sacrifice aujourd’hui. Pourtant, quelle gageure de porter ces thématiques au plateau.

" La Fille du Sacrifice " jusqu’au 8 octobre au Théâtre Océan Nord.

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