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Economie

La franchise, un mode commercial qui se développe de plus en plus

Le marché matinal

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01 févr. 2022 à 12:07Temps de lecture2 min
Par A. Lo. sur base d'une chronique de Michel Gassée

Ce sont des indépendants dont on parle assez rarement : les franchisés. Et pourtant, ils permettent à des centaines d’enseignes commerciales très connues ou parfois un peu moins connues de se développer. Tom&Co, Ixina, Yves Rocher ou encore Quick, ce sont quelques exemples de marques qui s’appuient sur des franchisés. Au total, notre pays compte 450 réseaux d’enseignes avec des franchisés. Ça représente tout de même 10 000 points de vente et un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 20 milliards d’euros.

Côté franchisé, faire plus rapidement des bénéfices

Pas mal d’enseignes sont à la recherche de nouveaux franchisés, des centaines pour les six à 12 mois qui viennent, des gens comme Lucas Magrone, qui vient d’ouvrir son troisième restaurant Pitaya à Nivelles, après ceux de Liège et de Namur. "Entrepreneur dans l’âme, j’avais toujours envie d’ouvrir mon propre business, mais comme on le sait, c’est assez risqué. La franchise apporte une certaine sérénité, dans le sens où on peut avoir une marque déjà connue qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays ou dans d’autres villes ou communes. Donc, moi, quand je me suis lancé dans Pitaya, il n’y avait pas encore de restaurant ouvert. Le premier allait ouvrir à Bruxelles, mais en France, ça fonctionnait fortement bien puisqu’il y avait déjà 100 restaurants. Je me suis donc dit que ça allait certainement fonctionner. Il y avait vraiment ce côté sécurité qui m’a plu."

Évidemment, Lucas Magrone doit financer, par exemple, une partie des frais de marketing et de communication de l’enseigne, car il faut bien comprendre que le franchisé est un indépendant, il doit être capable d’investir seul pas mal d’argent dans son activité, mais en tenant tout de même compte de ceci. "Le moment où on commence à faire du bénéfice est plus vite atteint quand on est une franchise parce que c’est quelque chose qui a déjà été éprouvé ailleurs, avec des marges qui sont connues, avec des coûts d’investissement qui sont connus, avec des coûts de salaires aussi connus. Donc, tous les points du compte de résultat sont déjà des termes connus, donc tout ce qu’on doit faire, c’est veiller à ce qu’on respecte bien tous les critères qui ont été proposés et imposés par la marque. Et si on le fait, notre chiffre est quasi assuré."

Après, il faut quand même être conscient que des marques bien établies peuvent aussi être, à un moment ou à un autre, en perte de vitesse. Et là, évidemment, les franchisés sont aussi en première ligne.

Côté franchiseur, se développer plus vite

Du côté des franchiseurs, il y a aussi pas mal de bénéfices. La possibilité de se développer beaucoup plus vite dans une zone géographique déterminée, c’est le principal avantage que met en avant Carine Janssens, porte-parole de la Fédération Belge de la Franchise. "Tous les secteurs cherchent des indépendants pour se développer plus vite, parce que s’ils doivent le faire en propre, ça leur prend beaucoup plus de temps. Suivant le business model de la franchise, on sait grandir une société beaucoup plus vite." Logique, puisque ce n’est pas l’enseigne qui va devoir investir — trouver les murs, etc. — ce sera le franchisé qui, en plus, va rémunérer l’enseigne qu’il a choisie, généralement via un pourcentage de son chiffre d’affaires.

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