La justice égyptienne condamne un défenseur des droits humains à 15 ans de prison

La justice égyptienne condamne un défenseur des droits humains à 15 ans de prison

© Edward Olive / EyeEm - Getty Images/EyeEm

25 août 2020 à 16:12Temps de lecture1 min
Par Belga

La justice égyptienne a condamné par défaut mardi un défenseur des droits humains à 15 ans d'emprisonnement pour diffusion de fausses nouvelles et provocation contre l'État.

Le ministère public reprochait à Bahey Eddin Hassan, directeur de l'Institut du Caire pour l'étude des droits de l'Homme (CIHRS), d'avoir diffusé sur les réseaux sociaux de fausses nouvelles qui incitaient à la violence et insultaient l'autorité judiciaire.

L'accusé pourra faire appel de ce jugement.

Détérioration des droits de l'homme en Égypte

Dans un communiqué, le CIHRS a condamné le verdict et l'a qualifié de "mesure d'escalade visant à se venger de Bahey Eddin Hassan en raison de son activité de défense des droits humains et de manœuvre d'intimidation pour qu'il cesse de défendre les droits des Égyptiens."

L'institut a appelé à abandonner toutes les charges retenues contre son directeur et à arrêter les pratiques de vengeance contre les défenseurs des droits.

Les associations de défense des droits humains ont maintes fois critiqué la "détérioration" de la situation des droits de l'homme en Égypte sous la présidence d'Abdel-Fattah al-Sissi. Ce dernier a pris ses fonctions en 2014, un an après que l'armée a renversé le leader islamiste Mohamed Morsi, premier président librement élu de l'histoire de l'Égypte, à la suite de protestations contre son régime.

Al-Sissi et ses partisans justifient comme "nécessaires" les arrestations et les strictes mesures de sécurité en Égypte afin de stabiliser le pays.

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