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La Machine à Remonter le Son avec la Sonuma : Bruno Coquatrix, légende de l'Olympia

23 nov. 2021 à 13:45Temps de lecture2 min
Par Viva+

Le 5 janvier 1966, Bruno Coquatrix, propriétaire et directeur de la salle de music-hall de Paris, l’Olympia est l’invité de la RTB dans l’émission " 9 millions ". L’ homme d’affaires s’est fait remarquer dans un premier temps en tant qu’auteur et compositeur ainsi qu’en tant qu’impresario pour des vedettes comme Jacques Pills ou encore Lucienne Boyer. Après avoir dirigé Bobino, la salle de spectacles dans le quartier de Montparnasse, il prend la direction de l’autre salle mythique parisienne, l’Olympia. C’est dire si Coquatrix en a vu défiler des talents, chanteurs, musiciens et autres représentants du show-business. Pour l’émission 9 millions, il tente de définir les tendances, les talents qui se feront remarquer en cette année 66.

Envie de plus d'archives : www.auvio.be/sonuma

Premiere of Peter Perret at the Olympia in Paris, France in October, 1968-

Petite, mes parents friands de spectacles et d'opérettes évoquaient souvent le nom de Coquatrix. Un mot qui suscitait mon intérêt. J'avoue que je ne parvenais pas à mettre une image sur ce nom qui me faisait penser à une espèce rare de gallinacée, un coq à trix. Et pourtant, si derrière ce nom, il y a certes des plumes, il y a aussi des paillettes. On peut en effet affirmer sans exagérer que Bruno Coquatrix est une légende du showbiz.

Bruno Coquatrix est né à Ronchin, dans le nord de la France le 4 août 1910. Issu d’une famille aisée, il suit de brillantes études mais se passionne très tôt pour la musique. Aussi, au décès de ses parents, il hérite d’une jolie somme qu’il investit dans le show-business. Il se fait connaître d'abord comme auteur et compositeur. On lui doit 300 chansons dont "Mon ange" en 1940 ou encore "Clopin-clopant" en 1947. Il écrit aussi la musique de nombreuses opérettes : "La bonne hôtesse", "Le Maharadjah", par exemple. 

Bruno Coquatrix poursuit d'autres activités. Il dirige des cabarets à Pigalle, des endroits fréquentés par de nombreux artistes comme l'acteur Paul Meurisse qui y vient pousser la chansonnette. La môme Piaf y signe également ses débuts. Elle doit d'ailleurs à Bruno Coquatrix l'idée de porter une petite robe noire très simple qu'elle adoptera et qui deviendra pour elle comme une seconde peau. Pendant la guerre, Coquatrix s'engage dans la résistance et participe à un journal clandestin. A la libération, il retrouve le milieu du music-hall et devient l'agent d'artistes comme Henry Salvador et l'orchestre de Ray Ventura. Il dirige Bobino à Paris avant d'acquérir en s'endettant l'Olympia, salle de spectacles transformée en cinéma et qui redevient sous sa houlette la plus grande salle de music-hall d'Europe. Elle ouvre ses portes le 5 février 1954 avec en tête d'affiche, Lucienne Delyle et en première partie, Gilbert Bécaud. A partir de ce moment, Bruno Coquatrix s'inscrit comme un dénicheur de talents. Sa salle accueille Annie Cordy, Yves Montand, Johnny Hallyday,... Il va aussi créer Versailles, sa propre marque de disques. Enfin, Bruno Coquatrix fait dans la politique. Il est exerce la fonction de maire de Cabourg de 1971 à sa mort en 1979. L'empereur du music-hall décède le 1er avril 1979. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. 

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