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La Machine à Remonter le Son avec la Sonuma : Marlène Jobert, l'actrice aux éphélides

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03 déc. 2021 à 13:55Temps de lecture2 min
Par Viva+

Le 10 juillet 1976, Selim Sasson reçoit sur le plateau de Cinéscope, l’actrice française originaire d’Alger, Marlène Jobert. Ensemble, ils évoquent les débuts de l’artiste. Marlène Jobert ne se destinait pas forcément au cinéma. Avant de rejoindre Paris, elle a étudié le dessin et la comédie au Conservatoire de Dijon. Ce qui est certain, c'est que l'art, quelle que soit la discipline était sa destinée. 

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Actress and Writer Marlne Jobert

Marlène Jobert est née à Alger le 4 novembre 1943. Le prénom de Marlène lui vient de l’admiration que son père, militaire de carrière porte à l’actrice et chanteuse, Marlene Dietrich. Ainée d’une fratrie qui compte cinq enfants, elle reçoit une éducation stricte et devient un bon petit soldat en prenant soin avec sa mère de ses frères et sœurs. Après l’exode d’Algérie, la famille s’installe près de Dijon. L’adolescente, timide, est pourtant attirée par la scène. Elle s’inscrit au Conservatoire de Dijon où elle se forme au dessin et à la comédie. Arrivée à Paris, elle suit les cours au conservatoire de l’acteur, sociétaire honoraire de la Comédie-Française,  Georges Chamarat. Elle fait ses débuts sur les planches dans  " Des clowns par milliers " aux côtés d’Yves Montand. La pièce révèle au public l’extraordinaire talent de la comédienne. Et bientôt, le cinéma lui fait les yeux doux. Ses tâches de rousseur séduisent et font mouche auprès des grands réalisateurs

Marlène et le 7ème art

En 1966, l'année de ses 23 ans, Jean-Luc Godard la fait tourner dans " Masculin Féminin " aux côtés de Jean-Pierre Léaud, Brigitte Bardot et Chantal Goya. Marlène Jobert impressionne et son talent se confirme l’année suivante avec son rôle de Broussaille, sœur de Roger-La-Honte dans le film de Louis Malle " Le voleur " avec Belmondo et Bernadette Lafont. Elle s’illustre aussi en 1967 dans " Alexandre le bienheureux " avec Philippe Noiret et un an plus tard dans " Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ". L’actrice qui ne chôme pas fait également des apparitions dans des séries télévisées comme " Les chevaliers du ciel " ou " Les dossiers de l’agence ". Mais elle accède vraiment à la célébrité grâce à René Clément qui lui permet de dévoiler ses charmes à Charles Bronson  dans " Le passager de la pluie ". Le film dans lequel apparaît Annie Cordy lui ouvre les portes d’Hollywood. Elle tourne aux côtés de Kirk Douglas dans " La poudre d’escampette " et donne la réplique à Orson Welles dans " La décade prodigieuse ". En France, l’actrice aux séduisantes tâches de rousseur exprime son talent dans " Les mariés de l’an II " et dans " Nous ne vieillirons pas ensemble " de Maurice Pïalat. Bref, Marlène Jobert qui a créé aussi sa propre boîte de production enchaine les rôles jusque dans les années 80. Ensuite, elle se fait plus rare sur les tournages, se consacrant à d’autres activités comme l’écriture de contes pour les enfants. Elle remporte avec cette reconversion un énorme succès en librairie. Onze millions de contes s’écoulent faisant la joie des bambins, des jeunes lecteurs. Marlène Jobert tourne son dernier film en 1989 " Les cigognes n’en font qu’à leur tête ". Son nom figure aussi au générique des séries télévisées " Avocat d’office " et " Les marmottes ". Elle reçoit un César d’Honneur en 2007.

Côté vie privée, après avoir vécu une idylle avec le scénariste Claude Berri, elle partage la vie du chirurgien, Walter Green. En 1980, elle donne naissance aux jumelles Eva et Joy. Aujourd’hui, elle l’heureuse mamie de deux petits garçons , Giulio et Vittorio. Et c’est de notoriété publique, Marlène est aussi la tante de l’actrice et chanteuse Elsa, fille de sa sœur cadette Christiane et du comédien Georges Lunghini.

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