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La Machine à Remonter le Son avec la Sonuma : Simone Signoret, légende du 7ème art

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26 nov. 2021 à 14:13Temps de lecture2 min
Par Viva+

1969. Cette année-là, le monsieur cinéma de la RTB, Selim Sasson rejoint l’actrice française, Simone Signoret sur le tournage de " L’armée des ombres " de Jean-Pierre Melville, adapté du roman du même nom de Joseph Kessel. Selim Sasson n’a pas la tâche aisée. Il tente entre deux prises d’interroger la comédienne sur les rôles qu’elle accepte de jouer mais autour d’eux, ça grouille comme dans une fourmilière. C’est la grosse affluence sur le plateau. L’interview est même interrompue par l’assistant réalisateur qui vient chercher Simone Signoret pour une nouvelle prise. Mais le génial Selim est quand même parvenu à avoir de la matière.

Envie de plus d’archives : www.auvio.be/sonuma

Dde D'Anvers
Montand And Signoret

Simone Signoret, née Simone Kaminker à Wiesbaden en Allemagne le 25 mars 1921 est considérée comme l’une des plus grandes actrices de son temps. Son père d’origine juive est traducteur et journaliste. Il très impliqué dans la politique. Des racines familiales qui vont aiguiser l’esprit critique de la jeune adolescente. Pendant la deuxième guerre mondiale, son papa exilé à Londres pour la France libre, Simone installée en Bretagne suit les cours de la grande résistante, Lucie Aubrac. Ce qui va encore davantage attiser sa passion pour la vie politique et les prises de position. Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1941 grâce à son mari, le réalisateur Yves Allégret avec qui elle fonde une famille. Son époux va lui confier ses premiers rôle dans " Les démons de l’aube " et " Dédée d’Anvers ". Mais la consécration intervient avec son rôle de Gisèle dans le film " Macadam " de Marcel Blistène en 1946. Le rôle de prostituée qu’elle y joue lui vaut le prix Suzanne Bianchetti  l’année suivante. Elle doit toutefois attendre 1951 et à nouveau incarner le rôle d’une prostituée dans " Casque d’or " de Jacques Becker, aux côtés de Serge Reggiani pour être reconnue par ses pairs et se fait une réputation internationale.

Simone Signoret, actrice à la renommée internationale

En 1960, elle reçoit l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation dans le film du Britannique Jack Clayton "Les chemins de la haute ville ". Ce qui en étonne plus d’un connaissant son penchant pour le communisme. Et pourtant, avec Yves Montand, son mari, elle séjourne aux Etats-Unis. Elle y rencontre le couple Marilyn Monroe-Arthur Miller. Leurs rencontres régulières défraient la chronique. Yves Montand entretient en effet une liaison avec l’actrice hollywoodienne que Simone Signoret n’évoquera jamais. Elle finira sa vie aux côtés de son deuxième époux.

Simone Signoret tourne en Amérique dans le film de Curtis Harrington "  Le diable à trois " et sous la direction de Costa-Gavras dans " L’aveu ". Dans les années 70, elle joue des rôles de plus en plus forts comme dans " Le chat " avec Jean Gabin et dans " Les granges brûlées " avec Alain Delon. Elle enchaine les tournages, reçoit le 1er avril 1978 son unique César pour " La vie devant soi " d’après le livre de Romain Gary. En septembre de cette année-là, elle publie son autobiographie " La nostalgie n’est plus ce qu’elle était ". Elle écrit également un roman " Adieu Volodia ". En 1982, elle est nominée aux Césars pour son rôle dans " L’étoile du Nord " de Pierre Granier-Deferre. Simone Signoret qui souffre d’un cancer du pancréas s’éteint le 30 septembre 1985. Son corps est inhumé au cimetière du Père Lachaise. Son mari, Yves Montand, décédé six ans plus tard repose à ses côtés.

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