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La Machine à Remonter le Son : Jean-Claude Drouot, quand la fronde devient propulseur

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25 oct. 2021 à 12:47Temps de lecture3 min
Par Viva+

La Machine à Remonter le Son s’arrête en 1965 sur le plateau du Carrousel aux images. Selim Sasson interroge le jeune comédien belge, Jean-Claude Drouot. Formé d’abord au Jeune Théâtre de l’Université Libre de Bruxelles puis à Paris, l’acteur a été révélé au public grâce à la cultissime série télévisée : " Thierry la Fronde ". Jean-Claude Drouot y tient le rôle principal. Mais si il est populaire à la télévision, il l’est beaucoup moins au cinéma.

Envie de plus d’archives : auvio.be/sonuma

Jean-Claude Drouot est né à Deux-Acren (Lessines) le 17 décembre 1938. Il se forme à la comédie au Jeune Théâtre de l’ULB avant de rejoindre Paris en 1959 pour y suivre les cours de l’acteur et metteur en scène français, Charles Dullin. Dès 1962, il monte sur les planches et interprète les grands classiques de la tragédie et les œuvres de Molière. En 1963, le comédien est sélectionné pour tenir le rôle de Thierry de Janville dans la série télévisée conçue par Jean-Claude Deret : " Thierry  la Fronde ". Du 3 novembre 1963 au 27 mars 1966, les 52 épisodes des aventures de Thierry la Fronde et de ses compagnon tiendront en haleine les téléspectateurs de la première chaîne de l’ORTF et de RTF Télévision. Thierry la Fronde révèle littéralement le talent de Jean-Claude Drouot. Tout le monde l'apprécie, les femmes principalement. D'ailleurs, beaucoup de mamans appellent leur petite fille, Isabelle comme l'héroïne de la série, l'amoureuse de Thierry de Janville. Il est vrai que Jean-Claude Drouot est doté d'un charisme qui crève l'écran. 

Victime du succès qu'il remporte avec son rôle de Thierry la Fronde qui lui colle à la peau comme son collant de héros, Jean-Claude Drouot a du mal à percer au cinéma. Si, à la télévision, il incarne des personnages populaires, au cinéma, il joue plutôt dans des drames comme dans "Le bonheur" d'Agnès Varda ou dans "Les ruses du diable" de Paul Vecchiali. Il tourne sous la houlette de Claude Chabrol dans le film "La rupture". Il participe aussi à quelques grosses productions comme "Mister Freedom" de William Klein en 1969 ou "Le phare du bout du monde" de Billington en 1971. Toutefois, c'est à nouveau le petit écran qui le met à l'honneur. Ainsi en 1972, il tient le rôle de l'époux de Marie-Josée Nat dans la série : "Les gens de Mogador" d'après l'oeuvre d'Elisabeth Barbier. Il incarne à la télévision le Lion des Pyrénées, Gaston Phébus, dans la série française créée par Jacques Amand et Bernard Borderie. On le retrouve également plus tard dans le téléfilm : "L'affaire Dreyfus" d'Yves Boisset et à la télévision toujours, en 2005 dans la série "Les rois maudits" de Josée Dayan, tirée de la suite de romans historiques de Maurice Druon. 

Drouot et le théâtre

© ERIC CABANIS – IMAGEGLOBE

Jean-Claude Drouot à la télévision, Jean-Claude Drouot au cinéma n'en oublie pas pour autant sa première passion, le théâtre. D'ailleurs, dans les années 80, s'il se fait plus rare sur les petits et les grands écrans, c'est pour mieux remonter sur les planches. De 1984 à 1986, il dirige le Centre dramatique de Reims. De 1985 à 1990, on lui confie la direction du Théâtre national de Belgique. Pensionnaire de la Comédie Française de 1999 à 200, il devient directeur artistique de la Compagnie Jean-Claude Drouot et met en scène une multitude de pièces avec entre autres le Théâtre régional des Pays de la Loire. Comme il est originaire de Deux-Acren, le Centre culturel René Magritte de Lessines a donné son nom à sa salle de spectacle ou d'ailleurs, il revient jouer régulièrement. Ce n'est pas parce qu'il vit dans la ville lumière que Jean-Claude Drouot a oublié ses racines pour autant. Grand amateur de la tarte à maton de Grammont, Lessines et environs, privé de ce dessert typique à Paris, il a demandé la recette du maton préparé à base de lait caillé à une spécialiste. Mais il n'est pas certain que le comédien belge trouve dans la capitale française tous les ingrédients nécessaires. 

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