Regions Namur

"La mendicité agressive à Namur, ça suffit" : Maxime Prévot va renforcer les contrôles policiers

© Siska Gremmelprez – Belga

26 août 2022 à 16:00Temps de lecture2 min
Par Benjamin Brone et Simon Breem

"La mendicité agressive et envahissante, ça suffit", voilà l’intitulé du communiqué rédigé par le Bourgmestre de Namur. Dans cette communication, Maxime Prévot reconnaît qu’il existe un problème et promet de renforcer les contrôles policiers dans les zones les plus touchées. Les plaintes des citoyens se multiplient depuis plusieurs mois.

Une situation qui se dégrade

Dans son communiqué, Maxime Prévot le reconnaît, les plaintes des citoyens et des commerçants sont nombreuses : "Depuis le début de cette année, 724 informations à la police ont donné lieu à 587 interventions, qui, elles-mêmes, ont débouché sur plusieurs dizaines de PV. Plus de trois quarts des doléances citoyennes ont un rapport avec une présence indésirable sur la voie publique, devant un commerce, dans le sas d’une banque, dans un sas d’immeuble. […] Les interventions policières se font majoritairement en journée et dès 8 heures."

Un règlement difficile à faire respecter

En 2017, la Ville de Namur voulait se doter d’un règlement qui encadre la mendicité sur son territoire. À L’époque, cette mesure avait provoqué une levée de boucliers pour finalement être cassée par un arrêt du conseil d’État. Cinq ans plus tard, la situation semble s’être dégradée, de l’aveu même de Maxime Prévot.

Le règlement général de police encadre pourtant, la pratique de la mendicité mais le bourgmestre veut maintenant la faire respecter scrupuleusement : "La Police de Namur assurera et le temps qu’il faudra, une présence accrue dans les lieux majoritairement impactés par cette mendicité agressive. Je pense au centre-ville, au quartier de la gare ou à celui de d’Adeps à Jambes", précise le bourgmestre.

Les zones les plus touchées, selon le communiqué, seraient celles où la circulation est le plus dense : sur les terrasses, dans les rues commerçantes, aux carrefours et aux feux de signalisation.

"Il faut agir en amont"

© RTBF

Pour Christine Mahy, il faut agir en amont. Une réponse répressive au phénomène aurait, selon elle, l’effet contraire : "Aller vers des solutions comme celles-là, c’est augmenter l’état de faiblesse de ces personnes-là. Je crois qu’on aura un résultat insatisfaisant au final. S’il y a un fait délictueux, on est dans autre chose mais si ce sont juste des personnes qui demandent une pièce, c’est autre chose. La réalité est complexe mais je pense qu’il faut l’appréhender autrement qu’avec les forces de l’ordre", souligne la secrétaire générale du réseau wallon de lutte contre la pauvreté.

Articles recommandés pour vous