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La ministre de la Défense auprès des militaires belges déployés en Roumanie dans le cadre de l’OTAN

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15 mars 2022 à 12:33 - mise à jour 15 mars 2022 à 15:23Temps de lecture2 min
Par Jean-François Noulet, avec M. Joris

La ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) est ce mardi en déplacement en Roumanie sur la base militaire de Costanta. C’est là, au bord de la Mer Noire, au sud de l’Ukraine que des troupes belges sont déployées dans le cadre d’une mission de défense des frontières extérieures de l’OTAN. Odessa, en Ukraine, n’est qu’à environ 400 km de Constanta.

Ce sont 300 militaires belges qui sont actuellement basés à Costanta en Roumanie. Ils sont intégrés à un bataillon français.

Les militaires belges sont, pour la plupart, issus du bataillon 1/3 de lanciers de Marche-en-Famenne. Ces militaires, qui ont reçu une formation de 15 mois sont "certifiés OTAN" et se tenaient prêts à être déployés dans le cadre de la Force de réaction rapide de l’OTAN.

Les hommes du 1/3 de lanciers, des militaires d’infanterie, sont épaulés par d’autres militaires ayant des fonctions d’appui, comme des logisticiens et une équipe médicale.

Une mission de dissuasion historique

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La ministre de la Défense s’était rendue à Marche-en-Famenne lorsque les militaires se préparaient à partir. Avec le Premier ministre, elle était aussi présente, la semaine dernière, le 8 mars, lorsqu’une partie d’entre eux a décollé pour la Roumanie.

Actuellement, les militaires belges en Roumanie sont encore dans une phase de préparation de leur mission. Il s’agit d’organiser, par exemple, les aspects de logistique, de logement et de se coordonner avec les militaires français qui occupent aussi la base de Costanta.

Pour la ministre de la Défense, il était important de rendre visite aux troupes belges en Roumanie, "parce que c’est une mission exceptionnelle. C’est la première fois que la Force de réaction rapide de l’OTAN est activée", explique la ministre Dedonder. "On ne s’attendait plus à avoir une guerre sur le continent européen. Cela restera, pour eux (les militaires) aussi, un moment assez historique", ajoute-t-elle.

La mission est une mission de dissuasion, explique la ministre. "On reste dans une mission de protection et de dissuasion. Il n’y a aucune indication selon laquelle la Russie voudrait attaquer un pays de l’OTAN et notre objectif n’est certainement pas celui-là non plus", déclare la ministre belge de la Défense.

Pour assurer cette mission de défense de l’OTAN et de dissuasion, "il est aussi important que notre personnel ait le matériel nécessaire, à la fois pour assurer sa propre protection, et pour, éventuellement, devoir répondre à une attaque sous quelque forme que ce soit", ajoute la ministre de la Défense.

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