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La pollution numérique, grande oubliée du combat climatique

La pollution numérique en chiffres

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C’est dur à concevoir, mais des actes aussi anodins qu’envoyer un e-mail, liker, twitter ou encore swiper suffisent à activer l’une des plus vastes entreprises de matérialisation jamais engagée par l’homme. Car oui, un like, c’est matériel… Et ça pollue. Beaucoup.

Le numérique est aujourd’hui responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre. Pour se donner une idée, c’est déjà plus que l’aviation civile. Mais ce n’est pas tout, car cela pourrait grimper à 8% en 2025 et atteindre le chiffre fou de 15% en 2030. Cela pour 3 raisons.

D’abord, il y a les équipements et la quantité de matière qu’il faut pour les fabriquer. Ordinateurs, téléphones, tablettes… Ils représentent à eux seuls 50% de la pollution numérique. Pour exemple, un smartphone nécessite 183kg de matières premières pour seulement… 150 grammes de produit fini. Voici donc un produit extrêmement précieux à ne pas mettre dans toutes les mains, et surtout pas dans celles de l’homo détritus, qui produit chaque année l’équivalent de 5000 tours Eiffel de déchets électroniques et n’en récupère ou recycle que moins de 20%.

Après les équipements, il y a les infrastructures réseau (ce sont les antennes ou encore les câbles qui font transiter les informations). 99% du trafic mondial passe aujourd’hui par des câbles à la fois sous terre et en mer. Bref, nous n’avons jamais autant été reliés par des fils qu’à l’ère du sans-fil et cela représente près d’un quart de la pollution numérique.

Enfin, les 25% des émissions restantes sont produites par nos données, stockées dans des usines appelées " datacenters " qu’il faut en permanence maintenir entre 20° et 27°C pour éviter la surchauffe des serveurs. Et tout cela consomme de l’électricité… Encore produite aujourd’hui en majorité à base de charbon, pour près de 35%.

Bref, quand on s’intéresse à l’écologie, on doit forcément s’intéresser aussi à la sobriété numérique. Alors, On Change ?

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