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La prison de Haren se dote d’un "Quasi-Musée" qui ouvrira ses portes en 2023

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03 oct. 2022 à 13:40Temps de lecture2 min
Par Belga

Le "Quasi-Musée" de la prison de Haren, au nord de Bruxelles, ouvrira ses portes au grand public entre avril et mai 2023, ont fait savoir les personnes porteuses du projet par voie de communiqué. Ce musée d’un autre genre présentera dans, et autour de la nouvelle prison, des œuvres réalisées, notamment, par des détenus et détenues.

"L’idée maîtresse de ce projet ambitieux est celle d’une 'intégration artistique ouverte', établissant des connexions tant au sein de l’institution carcérale qu’avec l’extérieur", peut-on lire dans le communiqué.

Le "Quasi-Musée" sera une "exposition permanente créée en collaboration avec des artistes, des institutions artistiques, des universités", mais également avec "le personnel de la prison, les habitants du quartier et les détenus eux-mêmes", explique le message.

" Un processus de création d’œuvres liées au contexte social"

Une partie des œuvres a déjà été réalisée lors de la construction du centre pénitentiaire par différents artistes, à savoir Adrien Tirtiaux, Daems Van Remoortere, Lef Spincemaille, ElNino76 ou encore le Néerlandais Bart Lodewijks. La prochaine étape du "processus de création d’œuvres liées au contexte social" pourra, elle, débuter avec l’arrivée des détenus dans le courant du mois d’octobre.

Ceux-ci seront épaulés par les artistes qui séjourneront temporairement au sein du site pénitentiaire dans un processus appelé "re-résidence".

"La re-résidence se focalise sur les relations que l’artiste établit entre son travail et le lieu où il est invité. Plus encore que pour les œuvres in situ déjà réalisées, les re-résidents chercheront donc un dialogue social concret avec les détenus dans et autour de la prison", apprend-on dans le communiqué.

Parmi toutes les œuvres que l’on pourra observer dans ce "Quasi-Musée", certaines auront la particularité de n’être visibles que par les détenus ou par le public. C’est le cas notamment des fresques sur les murs d’enceinte extérieurs qui ne seront observables que par le monde extérieur.

"D’autres œuvres de ce 'Quasi-Musée' seront réalisées et exposées auprès d’organisations partenaires à l’extérieur du périmètre pénitentiaire, et seront elles aussi invisibles pour les détenus. Ce jeu subtil entre le 'visible' et l''invisible' créera de petites fissures dans l’enceinte pénitentiaire massive séparant le monde intérieur du monde extérieur", conclut le communiqué.

Jeu entre le visible et l’invisible

Parmi toutes les œuvres que l’on pourra observer dans ce "Quasi-Musée", certaines auront la particularité de n’être visibles que par les détenus ou par le public. C’est le cas notamment des fresques sur les murs d’enceinte extérieurs qui ne seront observables que par le monde extérieur.

"D’autres œuvres de ce 'Quasi-Musée' seront réalisées et exposées auprès d’organisations partenaires à l’extérieur du périmètre pénitentiaire, et seront elles aussi invisibles pour les détenus. Ce jeu subtil entre le 'visible' et l''invisible' créera de petites fissures dans l’enceinte pénitentiaire massive séparant le monde intérieur du monde extérieur", conclut le communiqué.

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