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La Région bruxelloise fixe un cadre pour développer ses réseaux d'énergie thermique

Vue aérienne du quartier Tivoli à Laeken/ Région bruxelloise
21 avr. 2021 à 13:36 - mise à jour 21 avr. 2021 à 13:38Temps de lecture2 min
Par Belga

La Région bruxelloise disposera d'ici quelques mois de règles délimitant l'organisation de réseaux d'énergie thermique. Le ministre bruxellois de la Transition climatique et de l'Energie, Alain Maron (Ecolo), a présenté mercredi en commission du parlement bruxellois un projet d'ordonnance à cet effet.

Selon lui, il s'agira d'un cadre volontairement souple pour assurer l'émergence de projets innovants qui fixera les rôles et responsabilités des différentes parties afin de développer la chaleur renouvelable tout en protégeant les consommateurs reliés à ces réseaux. Ainsi, les fournisseurs d'énergie sont notamment tenus d'assurer la fourniture d'énergie thermique durant la période hivernale pour la consommation domestique.

"Un premier pas pour décarboniser la Région"

A côté des politiques mises en place pour améliorer l'isolation et l'efficacité énergétique des bâtiments pour réduire le besoin en chaleur, l'ordonnance sur les réseaux d'énergie thermique constituera un premier pas pour décarboner progressivement le besoin en chaleur restant, a souligné le ministre.

Un réseau de chaleur fonctionne schématiquement comme un chauffage central à l'échelle de plusieurs bâtiments ou d'un quartier: un système centralisé alimente en chauffage, en eau chaude sanitaire ou en froid, les différentes unités. A Bruxelles, ce type de réseau existe par exemple sur des sites universitaires et dans des quartiers durables, comme les quartiers Bervoets (à Forest) ou Tivoli (à Laeken).

Les avantages majeurs des réseaux d'énergie thermique sont une meilleure efficacité énergétique et un accès plus aisé aux énergies renouvelables, valorisant ainsi les ressources locales. La chaleur peut être produite notamment par la géothermie, l'énergie solaire, la biomasse, les eaux usées,... Aux yeux du ministre Maron, la densité urbaine de Bruxelles est un avantage pour l'exploitation collective des énergies renouvelables dans des réseaux d'énergie thermique, en particulier dans les quartiers mixtes et denses.

"Plus de la moitié des émissions bruxelloises de gaz à effet de serre proviennent de la consommation énergétique des bâtiments. Sachant que la Région bruxelloise s'est engagée sur la voie de la neutralité carbone en 2050, ce projet d'ordonnance constitue un jalon juridique crucial pour réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre liés à la production de chaleur. Les réseaux d'énergie thermique offrent un potentiel important qu'il est temps d'exploiter pour assurer la transition énergétique et solidaire de notre Région", a ajouté Alain Maron.

Certifier les réseaux d'énergie renouvelable

Le projet d'ordonnance prévoit une certification garantissant l'origine renouvelable de l'énergie utilisée dans les réseaux, à l'instar de ce qui se fait pour l'électricité. Le gouvernement bruxellois s'engage à soutenir ces réseaux dont l'énergie thermique est produite à partir de sources renouvelables ou de chaleur/ froid fatal, c'est-à-dire de chaleur /froid résiduel issu directement d'installations industrielles ou tertiaires car l'effet de levier de ces réseaux est important: un réseau créé, et ce sont plusieurs centaines d'usagers individuels se chauffant probablement à partir d'énergies fossiles (mazout, gaz) qui migrent en une seule fois vers un mode de chauffage plus vert.

Un objectif aussi de cartographier les installations

Enfin, les gestionnaires de réseaux d'énergie thermiques devront dorénavant signaler leur installation à Bruxelles Environnement. Cela permettra à la Région bruxelloise de disposer d'un état des lieux clair des réseaux existants sur son territoire.

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