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La région présente sa stratégie pour l’intégration des Ukrainiens dans la capitale

Les autorités bruxelloises et les associations sont, en l’état actuel du dossier de l’accueil de réfugiés d’Ukraine, à la recherche de 7.000 places d’hébergement chez des particuliers ; 7.000 places dans des bureaux vides ; 4.000 dans des infrastructures collectives ; 1.000 sur des terrains où prendront place des installations modulaires et 1.000 via d’autres formules.

Ces chiffres ont été avancés ce vendredi par Pierre Verbeeren, le coordinateur Ukraine pour le gouvernement bruxellois et la Commission communautaire commune. Il faisait le point, aux côtés du ministre-président Rudi Vervoort, et de la Haut fonctionnaire Sophie Lavaux sur la stratégie d’intégration des Ukrainiens dans le tissu bruxellois.

Ils se fondent sur la clé de répartition informelle des Ukrainiens bénéficiant d’un statut de protection temporaire, dont le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) estime le nombre à 200.000, à terme, en Belgique.

 

20.000 personnes attendues

Selon le Centre national de crise, cette clé de répartition conduirait Bruxelles à en accueillir 10% (soit 20.000), la Flandre, 60% et la Wallonie 30%. D’après le ministre-président bruxellois, on est actuellement largement au-dessus de ce chiffre (35%) à Bruxelles parce que les réfugiés sont plus nombreux à y rester après leur passage au centre d’accueil du Heysel, faute de décentralisation de ce dispositif.

Selon Pierre Verbeeren, on estime, toujours sur cette base théorique de 20.000 personnes, que 5.000 personnes seront en recherche d’un emploi.

L’office régional bruxellois de l’emploi, Actiris, table sur ce nombre d’ici le mois de juin.

Quelque 5.000 à 6.000 enfants devraient se retrouver dans des écoles bruxelloises. Entre 1.000 et 1.500 places seront nécessaires en milieu d’accueil pour les plus petits.

Plus largement, M. Verbeeren a souligné que le nombre de 20.000 personnes à prendre en charge à Bruxelles équivalait à 1,7% de la population bruxelloise. D’où l’importance d’un échange d’informations permanent entre la Région et les communes ainsi que les différents acteurs impliqués dans l’opération.

 

Le rôle crucial des communes bruxelloises

Par leur connaissance de terrain, les communes auront un rôle de premier plan à jouer. Selon Rudi Vervoort, le gouvernement bruxellois a décidé sans attendre de réserver un budget de 10 millions d’euros pour les soutenir dans leur travail.

Cette situation inédite nécessitera un ajustement du budget 2022 de la Région. La volonté est d’aboutir dans les prochaines semaines, a-t-il ajouté.

Le gouvernement bruxellois a créé une provision budgétaire de 100 millions d’euros, histoire d’adresser un signal aux multiples services concernés. Il estime toutefois qu’il est prématuré de chiffrer l’effort budgétaire auquel devront consentir la Région bruxelloise et la Cocom, sachant que les gros postes à pourvoir sont les allocations familiales, le logement, l’aide aux communes, la mise à l’emploi et la santé.

Rudi Vervoort a enfin souligné que, comme la Wallonie, la Région bruxelloise demande que la phase fédérale de crise pour l’accueil des Ukrainiens soit déclarée. "J’ai envoyé une lettre au gouvernement fédéral, mais j’attends toujours une réponse", a-t-il déclaré.

 

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