Dans l'air du temps

La reine Garçon, une monarque à deux têtes

Dans sa chronique Dans l’air du temps, Réal Siellez nous présente une nouveauté discographique, en nous emmenant dans un autre royaume.

Prenez place dans la salle de trône, c’est un monarque à deux têtes qui entre, sur un premier titre de 59 secondes et qui tient en une phrase… Voici le royaume de la reine Garçon.

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Fabien Guidollet et Delphine Passant abandonnent leur duo jusque-là intitulé "Véronne" pour une transition en "La reine garçon". Un duo au féminin pluriel, des chansons qui se déplient, nous surprennent, comme on découvre un paysage qui défile en étant sur la route.

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Les inspirations sont nombreuses, on y trouve des guitares façon cinéma italien des années soixante comme dans "Mon amour à la mer", mais aussi façon folk américaine, une forme de pop anglaise, des sonorités méditerranéennes et même du tropicalisme brésilien…

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Et si les genres sont nombreux et fluides, à l’image d’un duo de chanteuses non genrées, l’album n’est pas un fourre-tout, loin de là. Chaque style est traité avec soin jusqu’au moment où les chansons prennent la liberté de passer d’un style à l’autre en milieu de chanson. De même les durées des pistes voyagent de quelques secondes à cinq minutes. Pas de carcans, que du libre, que du vent.

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Si Réal Siellez vous parle de liberté sous forme du vent, c’est qu’il est omniprésent dans cet opus… Du souffle et des vagues…

Un album naturaliste, tant dans les textes que dans sa méthode…

Certains titres ont été écrits en pleine nature, au-dessus de la mer, face à un volcan, le vent sur le visage.

Fabien Guidollet

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"La fille du vent" par exemple a été écrite sur l’île de Pantelleria au sud de l’Italie.

Mais les paysages découvrent aussi l’évolution des transformations de genre masculin/féminin comme la nature qui fait découvrir de nouvelles facettes à chaque changement de saison.

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Le traitement de ce qui est cyclique, et donc de ce qui se métamorphose caresse tout l’album, et si Réal Siellez dit caresse, c’est bien pour souligner la douceur subtile de l’entièreté de ce voyage que nous propose la "reine garçon". Douceur : véritable fil à plomb de la construction du palais de cette reine. Delphine Passant explique elle-même : "Notre envie pendant l’enregistrement était de jouer le plus doucement possible. Et quand tu joues très doucement, tu es forcé d’écouter l’autre d’avantage."

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La reine garçon, une broderie gracieuse, sans prosélytisme, une invitation à plonger dans les métamorphoses musicales et physiques. Entre Folk mythologique, vent conte de fées et affranchissement du normatif.

Laissez-vous embarquer par deux majestés… Fabien Guidollet et Delphine Passant

La reine Garçon avec "L’île" sur leur album "La reine Garçon", c’est maintenant et c’est l’air du temps…

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