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La rencontre Poutine-Scholz sur la sécurité européenne et l'Ukraine a débuté

Le président russe Vladimir Poutine et le chancelier allemand Olaf Scholz sont vus avant leur réunion sur la sécurité en Ukraine au Kremlin, à Moscou, le 15 février 2022.
15 févr. 2022 à 11:58 - mise à jour 15 févr. 2022 à 12:55Temps de lecture1 min
Par Belga

La rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le chancelier allemand Olaf Scholz a débuté mardi au Kremlin, peu après l'annonce d'un début de retrait militaire russe sur fond de tensions russo-occidentales autour de l'Ukraine.

"On va malheureusement consacrer une grande partie de notre temps aujourd'hui à la question liée à la situation en Europe, à la sécurité et aux discussions qui sont en cours sur cette question, notamment en lien avec l'Ukraine", a déclaré Vladimir Poutine au début de cette rencontre, selon les images de la télévision publique russe.

Le plus important est que nous pouvons travailler sur nos relations via de bonnes discussions l'un avec l'autre

"Bien sûr, c'est clair que nous devons maintenant parler de la difficile situation concernant la sécurité en Europe", a indiqué pour sa part Olaf Scholz, se disant "ravi" de pouvoir tenir ces discussions.

"Le plus important est que nous pouvons travailler sur nos relations via de bonnes discussions l'un avec l'autre", a-t-il ajouté.

Les deux hommes étaient assis à une table longue de six mètres, mesure sanitaire anti-Covid du Kremlin pour les hôtes étrangers de Vladimir Poutine ayant refusé de se faire tester selon un protocole russe.

Désamorcer la crise

Cette rencontre vise à désamorcer une crise russo-occidentale, nourrie par le déploiement de plus de 100.000 soldats russes dans le voisinage de l'Ukraine, qui laisse craindre aux Occidentaux une invasion. Moscou a commencé mardi le retrait de certaines unités.

La Russie, qui a déjà annexé la Crimée ukrainienne en 2014 et soutient des séparatistes prorusses dans un conflit dans l'Est de l'Ukraine depuis huit ans, a constamment nié toute intention belliqueuse.

Elle se dit à l'inverse menacée par l'expansion des moyens de l'Otan en Europe de l'Est et réclame des "garanties de sécurité", notamment l'assurance que l'Ukraine n'adhérera jamais à l'Otan et que l'Alliance éloigne ses infrastructures militaires des frontières russes.

Ces exigences ont été rejetées par les Occidentaux.

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