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Un jour dans l'histoire

La répression de la collaboration dans les cantons de l’Est

Un Jour dans l'Histoire

La répression de la collaboration dans les cantons de l'Est

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Septembre 1944, la Belgique est presque entièrement libérée des troupes allemandes. L’heure est à la reconstruction, mais aussi à la répression. Des milliers de collaborateurs, hommes et femmes, sont jugé.e.s et condamné.e.s pour collusion avec l’ennemi nazi.

Mais dans les cantons de l’Est, la situation est particulière. Rattachée au 3e Reich par Hitler en 1940, la population a été considérée comme allemande. Les hommes ont été appelés à se battre dans la Wehrmacht, les enfants ont été enrôlés dans les jeunesses hitlériennes.

À la Libération, la Belgique reprend de fait ses droits sur ces territoires annexés. Les citoyen.ne.s sont à nouveau belges, et dès lors, beaucoup seront considéré.e.s comme collaborateurs. Un journal de l’époque estime que 70 à 80% de la population est alors profondément et irrémédiablement nazie…

La Justice internera des milliers de personnes, des sujets belges, "spécialement ceux que leurs relations avec l’ennemi rendent suspects", sans que soient prononcées de peines à leur encontre. Ce sera le cas de nombre de germanophones. À travers l’histoire du centre d’internement pour inciviques de Verviers, revenons sur celle de la répression des collaborations dans les cantons de l’Est qui a marqué la construction de l’identité germanophone en Belgique.

On en parle avec l’historienne Margaux Roberti-Lintermans, autrice de l’article "Le centre d’internement pour inciviques de Verviers (septembre 1944-novembre 1945paru dans la Revue belge d’histoire contemporaine.

► Rendez-vous également sur le site Belgium World War II pour tout savoir de la guerre en Belgique et l’histoire des cantons durant le conflit.

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