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Belgique

La revue de presse : c’est la rentrée et l’école manque de profs

La revue de presse

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C’est la rentrée scolaire. Un indice ?

La presse se couvre de cartable, de bout’choux en pleurs et de grand tableau.

Surtout, c’est la première rentrée scolaire où s’applique le nouveau calendrier. La Libre juge nécessaire de trier le " vrai du faux " à propos de tout ce qui se dit – et s’écrit – autour de ce calendrier.

Oui, le changement de rythme se fait dans l’intérêt de l’enfant. Non, il n’y aura pas plus de congé. Et oui, les examens auront lieu un peu plus tard dans l’année. Et oui encore, le nouveau rythme aggrave la pénurie d’enseignant, notamment parce que des enseignants néerlandophones quittent leur poste dans des écoles francophones pour conserver le même rythme de congés que leurs enfants.

 

Plus fondamentalement, l’Avenir constate : " ce parcours scolaire ainsi redécoupé a surtout été pensé pour offrir une plus grande clarté et une meilleure progressivité des apprentissages. " L’objectif final : réduire les risques d’échecs.

Pénurie généralisée de profs

La pénurie d’enseignant se confirme pour l’avenir. Le Soir l’écrit en une.

Entre la rentrée 2019 et la rentrée 2020, le nombre d’inscrit pour devenir prof a chuté de 17%. C’est énorme, mais ça n’est pas qu’un problème de communauté française. On sait l’enseignement flamand confronté au même problème. On découvre, ce matin, dans le Monde que presque tout l’Europe traverse la même crise des vocations.

 

En Allemagne, par exemple – où la rentrée des classes a déjà eu lieu (10 août), 4400 postes sont toujours vacants en Rhénanie-Nord-Whestphalie.

En Italie, 150.000 postes sont occupés par des remplaçants en statut précaire. C’est environ le même nombre – 153 mille – que les Suédois devraient engager pour compenser les départs à la retraite d’ici 2035.

Souvent, quand une fonction peine à trouver des candidats, la question du salaire est observée.

Les profs s’estiment mal payés au Royaume Uni, comme en Italie, comme en France d’ailleurs. Mais, ça ne suffit pas à expliquer la pénurie. L’Allemagne rémunère généreusement ces profs mais elle n’en trouve tout de même pas assez !

"La faiblesse des recrutements dans les différents systèmes scolaires présente des causes communes, indépendamment des revenus perçus dans l’un ou l’autre pays" écrit le Monde Devenir prof, on a souvent le sentiment que c’est "pour toujours". Il n’y a pas de réelle évolution. Pas de carrière, écrit le quotidien français. Le climat aussi joue pour beaucoup. En classe il y a parfois des tensions. Entre parents et prof, il y a souvent de la pression.

Avec le monde politique, il y a presque toujours des tensions. Chez nous, la Dernière Heure le confirme ce matin. Cette année, la rentrée sera tendue (à en croire les syndicats) qui ont listé une série de points de désaccord toujours pas réglés…

A tout cela, le Soir répond par un vibrant hommage. Une ode à vous les profs… De latin ou de français. De math, de science ou d’éducation physique. Peu importe. Chacun a en tête l’un ou l’autre prof croisé aux cours de sa scolarité et qui lui aura donné le goût.

Le goût d’écrire pour certains. Le goût de la musique pour d’autres. Le goût de se dépasser…

Heureux, êtes-vous, lit-on dans le Soir. Vous qui allez aujourd’hui rentrer en classe, vous asseoir et faire la connaissance de cette femme, prof ou de cet homme – instituteur, qui vont vous faire sortir de vous-même par le savoir et la connaissance.

 

Plus que jamais l’école a un rôle majeur à jour pour les familles et les enfants en perte de repère. C’est là qu’existe la chance de bousculer l’échelle sociale. C’est là que l’on se dote des instruments pour se confronter au monde qui vient.

L’école encore, là où, pour se référer à l’édito de la Libre, là que l’on peut se prendre à rêver, des étoiles dans les yeux, rêver de devenir l’un des premiers européens à partir demain pour la lune.

Rentrée énergétique

Côté néerlandophone, la presse ouvre la semaine en annonçant le comité de concertation " énergie ", prévu ce mercredi. Un codeco destiné à évaluer les pistes possibles pour limiter les prix exorbitants de l’énergie.

Het Laatste Nieuws évalue déjà l’une des options : le blocage des prix. Etablir un plafond pourrait permettre à chaque famille d’économiser 770€, explique le quotidien reprenant là l’estimation donnée par la ministre de l’énergie Tinne Van der Straeten (Groen). Le hic, c’est que ce mécanisme ne sera véritablement efficace que s’il est adopté au niveau européen. On n’y est pas encore.

Pour de Standaard, bloquer ces prix est peut-être devenu une priorité politique, mais le comité de concertation de mercredi servira surtout à démontrer que le monde politique a un plan et qu’il entend agir. Et ce n’est pas anodin. En 1973, année de crise pétrolière, c’est en instaurant des dimanches sans voiture que la population a pris conscience de l’urgence. En 2022, peut-être est-il nécessaire – une fois encore – de faire naître ce même sentiment dans l’esprit des citoyens.

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