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La revue de presse : crise de l’énergie, le bras de fer est engagé

La revue de presse

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C’est une épreuve de force qui oppose désormais Russie et Europe. L’enjeu, le plafonnement des prix du gaz russe.

C’est à cela que Vladimir Poutine répond par la menace, façon roulette russe, écrit Het Laatste Nieuws, coupera, coupera pas. Pourtant, cette fois, la sortie du russe n’a pas eu l’effet escompté sur les marchés constate Het Nieuwsblad. Son coup de bluff est un échec.

Il y a un mois à peine, il suffisait que Poutine apparaisse et s’écrie "bouh" pour que les investisseurs, en panique s’enfuient en tous sens… Hier, sa menace répétée de fermer le robinet définitivement n’a pas eu d’effet. Attention, ce n’est pas rien, certains Etats membres – Tchéquie, Slovaquie, Hongrie – dépendent toujours entièrement de Moscou pour leur gaz. Mais le pouvoir de nuisance russe sur le marché du gaz semble s’affaiblir. A force de mensonge et de promesse non tenue, le Kremlin en est venu à saper sa propre crédibilité.

Probablement est-ce pour cela aussi que la Russie brandit de nouvelles menaces. Comme celle qu’il fait peser de perturber l’approvisionnement de céréales ukrainiennes.

Malgré cela, le vent semble tourner et les analyses de la presse sont plus favorables à l’Europe. Dans sa morning brief, The New York Times l’écrit à ses lecteurs, ce matin, la détermination européenne semble ne pas fléchir. L’Europe pourrait bien être prête à triompher de l’épreuve de force.

Inquiétude pour le secteur économique

Malgré ce (léger) regain d’optimisme, la presse reste préoccupé par la situation des entreprises.

De Tijd, ce matin, évoque ainsi le cas de l’usine flamande de Avelgem de l’entreprise Balta Rugs. Le site ferme ses portes. L’énergie trop cher, c’est la dernière goutte qui a mené à cette décision, lit-on.

En édito, le quotidien économique met en garde : en ne se fixant "que" sur la sauvegarde du pouvoir d’achat, les autorités oublient deux autres menaces : la compétitivité des entreprises et la soutenabilité des finances publiques.

Ce sont pourtant deux objectifs aussi importants que le soutien apporté aux citoyens. Car si nos décideurs accordent trop peu d’attention à cette compétitivité, s’ils oublient que les finances publiques doivent rester tenables, nos dirigeants risquent de commettre la même erreur que dans les années 70 et 80…

L’économie belge s’était alors heurtée de plein fouet aux murs de la crise.

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