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La revue de presse : des combats à mener

La revue de presse

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Ce jeudi, les Diables Rouges vont devoir livrer bataille pour ne pas se faire éliminer de la Coupe du Monde au Qatar. L’enjeu est de taille : la défaite n’est pas du tout une option face à la Croatie.

Pour parler de ce match décisif. Vous avez le choix. Deux formules similaires dans les éditos. La première est plus soft :"Vaincre ou partir" dans les journaux du groupe Sudpresse. La seconde plus intense : "Vaincre ou mourir" chez la DH-Les Sports.

Globalement, le message est le même. C’est fini les querelles, les doutes, la peur. C’est fini les paroles : place aux actes. "Ou parlez sur le terrain" écrit la DH.

C’est maintenant ou jamais. Tout est possible dans le football. Tout peut basculer sur une action, un geste. L’âge des Diables ? Un prétexte ! Tout est dans la tête.

Dès 16 heures, nos Diables doivent être rouges de rage pour ne pas être rouges de honte dans l’avion de retour pour la Belgique en cas de défaite.

Pour la DH-Les Sports, l’enjeu est plus important qu’une simple qualification en huitième de finale : les Diables ont rendez-vous avec l’histoire. "L’histoire qu’ils doivent eux-mêmes écrire : soit celle d’une réconciliation, soit celle d’une fin de règne […] Une nouvelle déroute signerait l’acte de décès de cette génération dorée ! "

Le boss sur le terrain, c’est elle !

Romelu Lukaku est très présent sur les unes des journaux flamands et francophones. Il est notre messie, notre sauveur, notre seul espoir. Tout repose sur ses épaules !

Mais l’attaquant et les autres Diables Rouges ne sont pas les seules stars du ballon rond dans la presse écrite. Une femme pourrait bien leur voler la vedette : Stéphanie Frappart.

Cette Française marque l’histoire du foot, car elle est la première femme à arbitrer un match d’une coupe du monde masculine. Tout à l’heure, elle dirige la rencontre entre le Costa Rica et l’Allemagne. Le Soir, la Libre, De Standaard, Libération tirent son portrait.

 

Grandes entreprises : un pari sur la jeunesse, mais pas encore sur les femmes

Un pas en avant pour les femmes dans le foot. Mais ce n’est pas encore le cas du côté du BEL 20, les vingt plus grandes entreprises belges cotées en Bourse.

L’Echo rapporte une étude menée sur plus de mille chefs d’entreprise en 2022, originaires de 25 pays, dont la Belgique. Un des constats : les grandes sociétés belges continuent d’oublier les femmes.

Par exemple, aucune femme ne figure parmi les cinq chefs d’entreprise de sociétés du BEL 20 entrés en fonction entre fin juin 2021 et juin 2022. En fait, c’est simple ! Dans le BEL 20, on ne peut citer qu’une seule femme : Ilham Kadri chez Solvay. Jusqu’en 2019, on avait aussi Dominique Leroy chez Proximus.

En revanche, notre pays prend plus de risques en termes d’âge pour nommer des chefs d’entreprise. Nous avons les CEO les plus jeunes avec une moyenne belge d’âge de 45,7 ans contre 50 ans pour la moyenne générale . Le pari de la jeunesse, donc. Mais les entreprises misent aussi sur de nouveaux profils. Les patrons sont de plus en plus sensibles aux enjeux sociétaux et climatiques, se réjouit l’Echo dans son édito.

Economie, finance, ingénierie ne sont plus les maîtres mots. Les patrons doivent aussi intégrer la durabilité et la quête du sens, des notions centrales pour les jeunes talents de demain. Ils doivent surtout être prêts à affronter des nouveaux défis, écrit le quotidien. Une pandémie mondiale. Une guerre en Europe. Ou un boom des prix de l’énergie par exemple.

 

Luttes sociales : les mouvements de grève se multiplient

C’est le troisième et dernier jour de grève sur le rail. Un train sur deux circule en moyenne. Comme hier, les conducteurs de train affiliés au syndicat autonome SACT dénoncent un manque de personnel, du matériel vieillissant et une surcharge de travail.

Le Soir pose cette question dans son édito : Trop de grève tue la grève ?

Car oui, les mouvements sociaux s’enchaînent. D’un côté, les grosses manifestations nationales en front commun pour le pouvoir d’achat – la prochaine se tient le 15 décembre. De l’autre, " des manifestations ponctuelles menées dans des secteurs précis ", pointe le Soir. Par exemple ces trois derniers jours sur le rail avec deux grèves – l’une en front en commun, l’autre par un syndicat autonome. Dans la rue, on a aussi vu défiler les profs, les policiers ou ceux et celles qui marchent contre les violences faites aux femmes.

Bref, ce n’est pas toujours très clair. "Mais pas question de caricaturer", écrit le Soir. Ces mouvements sociaux sont importants. Ils expriment des " ressentis " et des " mal-être " dans notre société. Ils mettent aussi la pression sur nos hommes et femmes politiques.

"Il faut saluer le rôle joué par des actions, qui, encadrées par des syndicats responsables, canalisent les colères populaires ou les détresses incontrôlables" poursuit le quotidien.

Le danger, c’est celui du "ah encore une manif ! " ou du "une grève comme d’habitude." Bref, une banalisation des mouvements sociaux qui n’impressionnerait plus grand monde.

Les titres de la presse

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