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La revue de presse : les Britanniques ont Balmoral

La revue de presse

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Seul et unique titre, ce matin : Queen Elizabeth II, 1926-2022.

La presse se montre ce matin d’une sobriété très britannique. Quelques mots, à peine, collés sur une photo de la Reine. C’est le cas du quotidien The Guardian qui – sur une photo du couronnement d’Elisabeth II – se contente de reprendre nom et date.

The Times livre une première page en noir et blanc. "Death of the Queen", le titre surplombe la photo diffusée hier par la famille royale après l’annonce du décès.

Même The Sun a fait preuve de retenue. Le tabloïd abandonne le traditionnel rouge pour se parer du pourpre royal et il écrit : "We loved you Ma’am."

Quelques audaces dans les images retenues

Peu nombreux sont les journaux qui osent véritablement choisir un cliché audacieux de la Reine. C’est tout de même le cas, chez nous, du Soir (photo de la Reine, de dos) de La Libre (profil de la Reine, entièrement noir, pris comme à contre-jour).

Dans la recherche d’originalité, De Morgen opte pour une photo de la Reine très sereine, apaisée, les yeux fermés. Et il accompagne l’image de ces mots : consciencieuse, jusqu’au bout."

De Standaard a été puisé dans les images archives. La photo a des couleurs pastel un peu passées et la Reine s’y trouve immortalisée dans un tailleur chapeau entre saumon et fraise.

Mais, de tous ces choix, c’est celui de Libération qui est le plus audacieux. Le cliché date de 1968, la Reine n’a quasiment pas de bijou sur cette photo, juste un long manteau sombre, comme une cape. Le titre est le plus original de tous : la peine d’Angleterre.

Cette peine, elle renvoie autant à celle ressentie par bon nombre de sujets britanniques ou du Commonwealth, qu’à la peine, moins souvent évoquée qu’a dû représenter pour la jeune femme l’obligation d’endosser le devoir royal.

C’est l’objet notamment de l’éditorial de la Libre – une vie à toute épreuve, qui s’emploie à souligner combien avec ce décès, c’est un phare qui s’éteint, pour un peuple, pour un empire.

Le Soir souligne, lui, "ce noir frisson qui parcourt le monde. Ce règne n’a jamais rien pu empêcher. Cette mort ne changera pas la face du monde, […] mais pour les Britanniques, la mort de leur Reine intervient à un moment crucial pour ce pays qui pèse de moins en moins dans le monde."

En France, aussi, la mort d’Elisabeth II est l’occasion d’hommages appuyés de la presse. Le Figaro en vient d’ailleurs à reconnaître que "pour les Français, eux-mêmes, volontiers frondeurs, héritiers d’un peuple qui jadis exécuta son roi, les Français se sont souvent surpris à admirer sa dignité – et peut-être même à envier ce pays dont la Reine était une grande dame."

Le Temps, en Suisse, reste analytique. La fin d’une reine éternelle confrontera la Grande-Bretagne à faire également le deuil de sa grandeur passée. "La Reine, morte à Balmoral, en Ecosse, vient rappeler à chacun qu’à la suite du Brexit voté il y a 6 ans, ce royaume est menacé de décomposition par les velléités écossaises d’indépendance. "

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