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La RTBF rend hommage à Jacques De Decker

Hommage à Jacques De Decker

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16 avr. 2020 à 13:24Temps de lecture2 min
Par Rédaction RTBF

Jacques De Decker est décédé d’une crise cardiaque dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 avril à l’âge de 74 ans. Un hommage est rendu à cet écrivain Bruxellois ce jeudi 16 avril sur La Trois dans la boucle de nuit et le vendredi 17 avril sur La Une.

Cette disparition qui a suscité beaucoup de réactions au sein du monde culturel est l’occasion de remettre à l’honneur cet homme de lettres et de cœur qui a passé sa vie à valoriser la culture et la force créatrice qui fait partie de notre patrimoine belge.

Pour ce faire, les chaînes proposent la rediffusion de l’émission "Œuvres en chantier : Le passeur de mots" qui lui fut consacrée en 2000. Ce récit permet de découvrir ou redécouvrir l’écrivain belge à la fois journaliste, traducteur passionné, auteur de pièces de théâtre et académicien.

Des mots qui ont une résonance particulière encore aujourd’hui

Dans cette émission, Jacques De Decker nous parle notamment de la Belgique :

Pour moi, la Belgitude, ce n’est pas un belgicisme attardé. C’est simplement d’admettre que ce pays est compliqué et que c’est parce qu’il est compliqué qu’on l’aime. Ça suppose aussi un effort d’imagination. Ce n’est pas par hasard que ce pays a engendré quelques-uns des plus grands imaginatifs du XXe siècle… Simenon, Hergé, Magritte et j’en oublie… C’est la plus forte concentration d’inventions de mythologies au XXe siècle.

Il aborde aussi les grands drames collectifs. Des mots qui ont une résonance particulière aujourd’hui encore : "Ce n’est pas parce qu’on vit de grands drames collectifs qu’on doit cesser de penser à sa vie privée. Je dirais même que dans des périodes particulièrement tragiques, la vie privée acquiert une autre intensité parce que c’est vraiment le dernier refuge quelques fois de la liberté. En plus, se raconter des histoires d’amour, c’est quand même plaisant. L’amour est une de nos consolations dans cette "vallée de larmes".

Le portrait d’un écrivain aux multiples facettes

Œuvres en chantier : Le passeur de mots” nous dresse le portrait de Jacques De Decker, écrivain bruxellois aux multiples facettes. Un passionné de littérature, de Belgique, de sa capitale et son côté multiculturel. Entre une critique littéraire, une traduction de pièce de théâtre et un roman autour de Bruxelles, Jacques De Decker nous fait voir les peintures qu’il préfère, et livre quelques-unes de ses pensées intimes.

A la fois romancier, auteur et adaptateur de théâtre, traducteur d’œuvres étrangères et critique littéraire, Jacques De Decker résume lui-même son activité par un seul mot : traducteur. Parce que transformer les ouvrages des autres en critiques, c’est traduire. Adapter les œuvres des autres, c’est aussi traduire. Et transformer le réel en fiction, c’est encore traduire. Né à Bruxelles en 1945, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature de Belgique, il a écrit plusieurs ouvrages dont "La grande roue", "Le ventre de la Baleine" ou "Henri Ronse, les années de Bruxelles".

Ce programme sera rediffusé sur La Trois dans la boucle de nuit ce jeudi 16 avril et sur La Une ce vendredi 17 avril à 23h30.

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