Serie A - Football

La Série A, ce paradis pour les tireurs de penalties

La Série A, ce paradis pour les tireurs de penalties

© TIZIANA FABI - AFP

05 août 2020 à 08:57Temps de lecture2 min
Par Martin Weynants

La Série A est le championnat le plus prolifique en penalties au sein du Big Five européen. Et de loin. Cette saison les "coups de réparation" ont explosé pour atteindre des sommets jamais atteints.

Au pays du catenaccio, les tireurs de péno s’en donnent à cœur joie. Symbole de cette nouvelle tendance, Ciro Immobile et Cristiano Ronaldo, qui se disputent le titre de capocannoniere, ont même hérité d’un nouveau surnom : Penobile et Penaldo. Des sobriquets pas vraiment usurpés quand on sait que les deux attaquants ont respectivement transformé 16 et 12 penalties. Soit environ 40% du total de leurs buts.

Cette saison le nombre de penalties a littéralement explosé. Il est passé de 122 lors de l’exercice 2018-2019 à… 187 lors du championnat en cours.

Les hommes en noir sifflent un 11 mètres tous les 2,03 matches, contre un tous les 3,1 matches en 2018-2019. A chaque journée de Série A, on approche les 5 penalties (4,9).

Des chiffres qui font de la compétition italienne le leader européen incontesté en la matière. Loin devant l’Espagne (148 penalties en 380 rencontres, tous les 2,56 matches), la Ligue 1 (89 penalties en 279 matches, tous les 3,13 matches), la Premier League (93 penalties en 380 rencontres, tous les 4,13 matches) et la Bundesliga (79 penalties en 306 matches, tous les 4,19 matches).

Dans le top 5 des équipes du Big Five (Italie, Angleterre, Allemagne, Espagne et France) qui ont reçu le plus de penalties, on retrouve quatre formations italiennes.

La "palme" revient à la Lazio (18, un péno tous les 2,1 matches), devant la Genoa (16, un péno tous les 2,37 matches), la Juventus et Lecce (14, un péno tous les 2,71 matches). Seul Manchester United (14, un péno tous les 2,71 matches) s’immisce au sein de ce quintet très transalpin.

Dans cette saison un peu folle, les Romains ont même égalé un vieux record qui appartenait au Milan AC version Nordahl et Bonomi (1950-1951).

Selon les statistiques d’Opta, relayées par France Football, la fréquence des penalties est en augmentation en Italie et en Espagne alors qu’elle diminue dans les trois autres championnats.

Le constat chiffré est implacable, reste à en déterminer la cause. Le VAR ne peut être tenu comme seul responsable. Il a été introduit progressivement en Italie et en Allemagne (2017), en France et en Espagne (2018) et enfin en Angleterre (2019).

Le vrai déclencheur est l’apparition de la nouvelle règle sur les fautes de main. Désormais qu’elles soient volontaires ou non, elles doivent être sanctionnées, sauf quelques cas bien précis.

Les arbitres italiens et espagnols seraient donc les plus intransigeants en la matière. Avec l’appui du VAR, ils ne laissent presque plus rien passer. Les fautes de main sont à l’origine de près d’un tiers des penalties en Série A (30%) et en Liga (31%), contre un quart en France (26%) et en Allemagne (25%). Elles représentent moins d’un cinquième en Premier League (18%), toujours selon les statisticiens d’Opta.

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