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La société liégeoise Amos a assuré le polissage d’une pièce essentielle du futur télescope extrêmement large

Le "support de référence" du futur extremely large telescope

© Amos

Ce télescope géant doit s’implanter dans trois ans dans un désert du nord chilien, mais c’est un projet européen. C’est le plus grand de la nouvelle génération de ce genre d’outil. Il doit permettre de voir les premières étoiles qui sont apparues dans l’univers et de regarder les exoplanètes, avec une résolution particulièrement élevée, c’est-à-dire une formidable capacité à montrer les plus faibles détails. Une précision quadruplée…

Pour y parvenir, il dispose d’une optique active grâce un miroir déformable, mince et souple, qui puisse compenser les distorsions des faisceaux de lumière lorsqu’ils traversent les turbulences de l’atmosphère. Le système repose sur les performances d’une plaque de carbure de silicium de près de trois mètres de diamètre munie de cinq mille "actuateurs", placés dans cinq mille trous qui ont rendu le polissage particulièrement compliqué, alors que les essais sur un petit prototype n’avaient pas laissé entrevoir de difficultés. Elles se sont révélées insidieuses. C’est la société liégeoise Amos qui s’est chargée de ce travail, en collaboration avec autres firmes partenaires, ce qui a permis de trouver des solutions, et de réaliser un produit conforme aux attentes du client. A son échelle, une réelle prouesse technologique.

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