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C'est vous qui le dites

La solidarité, c’est fini après deux mois ?

La solidarité, c’est fini après deux mois ?
05 mai 2022 à 09:242 min
Par C'est vous qui le dites

Des tensions éclatent entre des réfugiés ukrainiens et des familles qui les accueillent. Plusieurs familles qui ont ouvert leurs portes à des réfugiés ukrainiens au début de la guerre témoignent de leurs difficultés ce matin dans la Dh. Au-delà de la barrière de la langue qui complique les choses, il y a aussi des difficultés financières à maintenir cet accueil sans aides de l’État. Le comportement de certains est également pointé, provoquant un agacement. Dans d’autres cas, tout se passe bien, mais les familles n’imaginent pas prolonger cet accueil encore longtemps.

La solidarité, c’est fini après deux mois ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

AFP ED JONES

"Elle se croyait vraiment à l’hôtel"

Guillaume, un auditeur des Bons Villers, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Sensibilisés par le conflit, nous nous sommes inscrits à la commune avec ma femme. Nous pensions être un tremplin pour trouver une situation stable en Belgique si la personne le souhaitait. Au début, ça se passait bien, on a tout fait tout pour qu’elle se sente bien et pour la rassurer."

Au bout de quelques jours, elle a cru que tout lui était dû

"Elle ne participait pas aux tâches de la maison, elle ne souhaitait même pas s’intégrer. Elle n’a jamais tenté de parler français avec nous. Elle se croyait vraiment à l’hôtel. Je pense qu’il y avait un décalage, elle cherchait à avoir de l’argent et à mener une vie de princesse. Quand elle a reçu son premier revenu d’insertion de 700 , elle est partie sur Namur pour vivre une vie de princesse en achetant tout ce qu’elle désirait. Elle est restée un mois chez nous."

© Tous droits réservés

"On les accueillera le temps qu’il faudra"

Depuis Mons, Pascal clôt le débat : "J’accueille une maman de 33 ans et son fils de 16 ans depuis trois semaines. Le fils est inscrit à un cours d’intégration pour les nouveaux arrivants et ça se passe très bien. La maman, quant à elle, est inscrite à un cours de promotion sociale à Mons et elle suit des cours de français deux fois par semaine. Lorsque les réfugiés reçoivent leur première allocation, un accueillant peut demander jusqu’à 20% du loyer. On ne l’a pas fait, mais c’est une allocation correcte. Concernant les frais, faire à manger pour deux ou pour quatre personnes, ça revient au même chez nous. On les accueillera le temps qu’il faudra, il n’y a pas de souci."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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