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La taxe sur l'embarquement dans un avion en vigueur dès ce 1er avril : qui est concerné?

01 avr. 2022 à 09:47 - mise à jour 01 avr. 2022 à 14:15Temps de lecture2 min
Par A.D. avec Belga

La taxe sur l'embarquement dans un avion est entrée en vigueur ce vendredi 1er avril. Une nouvelle contribution voulue par le gouvernement fédéral et de son ministre des Finances, Vincent Van Peteghem, à la sortie du conclave budgétaire d’octobre 2021 et votée ce jeudi 24 mars dernier

Ca change quoi ?

Concrètement, cette taxe concerne tous les aéroports du pays. Elle sera de

  • 10 euros pour un passager dont la destination n'est pas située à plus de 500 km à vol d'oiseau de l'aéroport belge le plus fréquenté du pays (Brussels Airport à Zaventem),
  • 2 euros pour un passager dont la destination est plus éloignée mais est située dans l'Espace économique européen, au Royaume-Uni ou en Suisse
  • 4 euros pour un passager "long-courrier", dont la destination est à plus de 500 km et est située en dehors de ces différents pays européens.  

Quelles villes sont concernées ?

Certaines villes en Allemagne, France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Suisse se retrouvent sous la limite des 500 km et les vols à destination de ces endroits appliquent donc la taxe la plus élevée: celle de 10 euros. 

Côté allemand, il y a Francfort, Stuttgart et Hambourg. Côté français, le cercle englobe les aéroports de Paris et Strasbourg. Au Royaume-Uni, cette taxe vise les vols vers Londres et Birmingham. Les Pays-Bas sont aussi touchés avec Amsterdam et Maastricht . La suisse est également touchée avec  Zurich, tout juste dans le cercle.

Cercle de 500 Km autour de l’Aéroport de Bruxelles-National
Cercle de 500 Km autour de l’Aéroport de Bruxelles-National © Google Image

Etes-vous déjà concernés?

Interviewée sur La Première, Nathalie Pierard, porte-parole de Brussels Airport, explique que les personnes qui ont réservé à l'avance ne sont pas toutes concernées. Les "personnes qui partent aujourd’hui, demain et les prochains jours ont réservé déjà depuis quelque temps. Les compagnies aériennes ne peuvent évidemment pas aller maintenant chercher cette différence de montant, cette taxe, auprès des passagers qui ont déjà réservé, qui ont déjà payé."

En conséquence, déplore la porte-parole de Brussels Airport, "c’est vraiment dommageable pour les compagnies aériennes qui ont déjà fortement subi la crise, qui ont déjà des pertes assez importantes à cause de ces deux ou trois dernières années."

Ryanair demande la différence

Cependant, il nous a été rapporté que Ryanair réclamait bien la différence à ses clients. Hélène a ainsi reçu le 31 mars, soit la veille de l'entrée en vigueur de la taxe, un e-mail de Ryanair lui réclamant la somme de 4 euros. "Même si un passager a réservé son vol avant le 25 mars, nous devons payer cette taxe au gouvernement belge", écrit la compagnie dans l'e-mail.

Ryanair prévient qu'elle débitera cette somme de la carte de payement utilisée pour le vol. Et ajoute que les "passagers qui ne désirent pas accepter cette taxe additionnelle peuvent annuler leur vol et recevoir un remboursement intégral". Mais ce, à condition que l'annulation soit faite avant la date du 6 avril prochain. 

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