On n'est pas des pigeons

La vie des bulles à vêtements pendant le confinement

La vie des bulles à vêtements pendant le confinement

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30 avr. 2020 à 10:25 - mise à jour 30 avr. 2020 à 10:30Temps de lecture2 min
Par Nadia Salmi

Terre et Petits Riens ouverts

Terre et Petits Riens ouverts

Chez Terre, nous avons décidé de garder les bulles accessibles.

Nous explique sa responsable Geneviève Godard. " Mais nous avons vite été submergés car nos collectes ont dû être adaptées pour respecter les règles de distanciation sociale. Au lieu d’avoir deux personnes, il n’y en avait du coup plus qu’une et pour elle, le travail était particulièrement dur… ".

En cause : les dépôts sauvages d’encombrants, de pneus et de déchets verts un peu partout et en grande quantité. Une situation malheureuse pour cette structure qui a décidé de continuer malgré tout, afin de maintenir l’emploi des salariés. " C’était important pour nous car on fait du travail d’insertion sociale pour les personnes peu qualifiées à la base, vivant des situations difficiles ", poursuit Geneviève Godard.

Avec le confinement, le nombre de personnes triant leurs armoires a tellement augmenté que les bulles des Petits Riens ont été également prises d’assaut. Avec les mêmes constatations d’incivilités. " Les gens mettent tout et n’importe quoi, constate Arabelle Rasse de l’asbl Ressource. Nous avons 75 tonnes de déchets en plus si l’on comptabilise les données de Terre et des Petits Riens. C’est dommageable pour nous car nous nous devons de garder les sites propres ".

Bilan des bulles Terre et Petits Riens restées ouvertes : en mars 2020, une hausse de 8% a été enregistrée, ce qui signifie que 451 tonnes de vêtements ont été collectés au lieu de 416 l’année dernière. " Je précise que cette évolution ne signifie pas qu’il y a plus de dons parce que les gens ont le temps de vider leurs garde-robes, ajoute Arabelle Rasse. Cette augmentation est liée à la multiplication des bulles en Wallonie et à Bruxelles ".

Oxfam fermé

Du côté d’Oxfam, pas de bilan à faire. Le mode de fonctionnement n’est pas le même et puis la taille de l’équipe de salariés ne permet pas d’assurer la collecte des bulles.

Le textile solidaire

La vie des bulles à vêtements pendant le confinement
La vie des bulles à vêtements pendant le confinement © Justin Case - Getty Images

" Il est important de rappeler le dénominateur commun entre ces trois entreprises…, conclue Arabelle Rasse. C’est le label solidaire ! Cela signifie que ce sont des entreprises d’économie sociale. Trois points à retenir donc : les objets donnés sont réutilisés, nous soutenons la création d’emplois locaux et tous les bénéfices engendrés par la vente sont réinvestis dans des projets de solidarité. Ainsi, l’an dernier, 29.064 tonnes ont été récoltées pour la filière textile. Dans ce tonnage, 54% ont été réutilisés et 28% recyclés ".

Les bulles à vêtements n’ont pas vocation à collecter les déchets mais des dons.

Les vêtements doivent être propres et en bon état, dans des sacs fermés. Mais ce n’est pas tout. Si la bulle est pleine, il faut contacter l’organisme qui viendra la vider dans les 24 ou 48 heures.

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