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La ville de Liège va présenter un budget en bénéfice, mais à quel prix ?

L’échevine liégeoise des finances, Christine Defraigne

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02 mars 2022 à 14:58Temps de lecture2 min
Par Michel Grétry

Dans quelques jours, le conseil communal est appelé à se prononcer sur le projet de budget de la ville : il est présenté, pour le service ordinaire, juste au-dessus de six cents millions, en hausse de près de dix pour cent, avec un très très léger solde positif. C’est à souligner, après les deux dernières années en déficit. Le problème, c’est que le calcul se base sur les derniers comptes publiés, qui datent de trois ans. Il risque donc de devoir subir quelques adaptations, au fil des mois…

Avant que les élus en discutent, les grands équilibres commencent à se dévoiler. Les frais de fonctionnement sont rabotés d’un dixième. Et la cotisation spéciale pour les pensions s’élève désormais à trente-six millions. Pour arriver à équilibrer, il est prévu de "prélever", notamment sur les dépenses extraordinaires, c’est-à-dire sur les investissements.

Un début de rage taxatoire ?

Les conséquences sur la fiscalité locale vont évidemment être scrutées par les citoyens. Parmi les ponctions qui augmentent, il y a la redevance sur le stationnement de longue durée, sur le stationnement gratuit dans les centres commerciaux, et la taxe sur les hôtels. Ce sont les recettes qui gonflent, sans qu’il ne soit à ce stade précisé si les taux grimpent. La taxe sur les dépannages de véhicules est en baisse, à croire que les Liégeois commencent à se parquer correctement. La vente des sacs-poubelles jaunes devrait rapporter deux fois plus que l’année passée.

Les subsides aux associations vont diminuer

Les aides aux secteurs culturel et social subissent un rabotage souvent linaire, même si certains échappent à la cure d’amaigrissement. A noter toutefois que l’association de promotion des événements, les coteaux, la foire d’octobre, le village gaulois ou le marché circuit-court ne reçoit pratiquement plus un radis.

Et les frais de chauffage et d’éclairage ?

Les explosions tarifaires sont anticipées, dans différentes rubriques de ce budget. La ville a souscrit auprès des fournisseurs d’énergie des contrats qui ne sont pas à prix fixes. Gouverner, c’est prévoir, mais c’est douloureux : pour les musées ou la piscine de Jonfosse, par exemple, les prévisions de dépenses de gaz et d’électricité passent, globalement, du simple au double.

De quoi alimenter, sans doute, de longs débats.

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