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La voiture électrique, miroir aux alouettes ?

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Les véhicules électriques l'illusion écologiques ?

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La Chronique Economique, en semaine à 8h30 et 17h30 sur Classic 21

L’interview choc de ce début d’année, en tout cas celle qui m’a le plus intéressée, c’est celle de Carlos Tavares, le patron du groupe automobile Stellantis.

Stellantis est le nom du groupe qui chapeaute d’un côté les marques Peugeot-Citroën et de l’autre côté, Fiat et Chrysler. Au total, Carlos Tavares gère 14 marques automobiles et plutôt avec brio. En principe, quand il prend la parole sur le secteur automobile, les experts l’écoutent, car il sait de quoi il parle. Dans sa dernière interview accordée à 4 médias européens, il parle sans langue de bois.

La première chose qu’il dit, c’est que le choix d’arrêter la vente des moteurs thermiques en Europe à partir de 2035 est un choix politique et pas industriel. Selon lui, c’est une erreur de mettre une telle pression sur l’industrie automobile qui reste le premier employeur en Europe. Il y avait d’autres solutions moins chères et plus rapides pour diminuer l’impact carbone du secteur automobile, il pense notamment à la voiture hybride.

Sa deuxième attaque concerne le prix des voitures électriques : il rappelle que le coût des technologies électriques est 50% plus cher que celui des voitures thermiques et il précise que pour amortir ce coût, le secteur automobile devra faire des gains de productivité de 10% par an alors que ce secteur enregistre en moyenne des gains de productivité de 2 à 3% par an seulement. Donc, pour Carlos Tavares, c’est simple, la classe moyenne risque de ne pas pouvoir se payer une voiture électrique de 30.000 euros. En filigrane, quand il dit que les gains de productivité devront passer de 3% par an à 10% par an, comprenez que l’industrie automobile va encore plus automatiser ses processus de fabrication. Il y aura donc de la casse sociale à la clé

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