RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions Bruxelles

La VUB demande à des sans-papiers de mettre un terme à leur grève de la faim

La VUB ennuyée par une grève de la faim de sans-papiers sur son campus
26 mai 2021 à 15:44 - mise à jour 29 mai 2021 à 09:47Temps de lecture2 min
Par BELGA

La Vrije Universiteit Brussel (VUB) demande mercredi aux sans-papiers qui occupent entre autres un de ses locaux sur le campus d'Etterbeek, de reconsidérer leur décision de mener une grève de la faim.

L'Union des Sans-papiers Pour la Régularisation (USPR) a annoncé mardi que les sans-papiers, qui occupent aussi depuis plusieurs semaines des sites de l'ULB et l'église du Béguinage à Bruxelles, avaient entamé une grève de la faim depuis trois jours.    

Les occupants revendiquent l'établissement de critères de régularisation clairs et la mise en place d'une commission de traitements des demandes de régularisation, avec une priorité accordée aux leurs. Ils mettent en avant le fait qu'ils peuvent être employés dans les professions en pénurie et dans d'autres secteurs où il est difficile de pourvoir des emplois en cette période de crise sanitaire.  

L'USPR a déclaré que la grève de la faim avait été décidée après l'échec "des dizaines d'actions et de rassemblements à Arts-Loi, dont le dernier mena à l'arrestation arbitraire de près de 60 occupants", après l'échec "d'une rencontre avec le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, Sammy Mahdi", et après les "insistantes déformations de la presse". "La VUB regrette cette action, bien qu'elle comprenne la situation personnelle dramatique et désespérée des personnes concernées. Elle espère que les militants reconsidéreront leur décision", souligne l'université bruxelloise.

Tensions aussi à l'ULB

Du côté de l'ULB, les autorités académiques ont demandé à la septantaine de sans-papiers qui occupent un local sur le campus du Solbosch de changer d'endroit. "Il ne s'agit nullement de les expulser, mais bien de les héberger dans un autre local de l'université" explique Ophélie Boffa du département communication de l'ULB. "Le local en  question doit faire l'objet de travaux. Les représentants des sans-papiers le savent depuis qu'ils se sont installés chez nous fin du mois de janvier. Nous essayons de trouver un accord avec eux". Mais pour Mohamed, l'un des représentants des occupants, "le nouveau local où ils veulent nous installer n'a qu'une capacité de 30 personnes. Nous sommes plus de 70. Pour nous c'est clair, c'est une tentative d'expulsion déguisée". Une manifestation de soutien des sans-papiers en grève de la faim doit avoir lieu demain vers 14 heures sur le campus de l'université.


 

Sur le même sujet

La honte nationale ?

Chroniques

Articles recommandés pour vous