La Grande Forme

L’Accident ischémique transitoire (AIT) : quelle différence avec un AVC ?

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20 mai 2021 à 13:05Temps de lecture2 min
Par Sophie Businaro

L'AIT, accident ischémique transitoire, est une brève attaque qui peut s'apparenter à un AVC sauf que l'AIT ne laisse pas de trace. Il est dû à une interruption temporaire de l'apport sanguin vers le cerveau. Éléments d'information avec le Dr Rutgers, neurologue et chef du service de neurologie aux Cliniques de l'Europe à Bruxelles dans l'émission "La Grande Forme".

L'AIT (accident ischémique transitoire) n'est ni plus ni moins qu'un AVC transitoire. On en parle moins car, par définition, c'est transitoire, ce qui est une bonne nouvelle pour les patients qui récupèrent spontanément souligne d'emblée notre spécialiste neurologue. Cependant, le Dr Rutgers précise que les symptômes sont les mêmes que dans le cas d'un AVC, à savoir: hémiplégie, trouble du langage/de la vision/de l'équilibre. L'AIT en lui-même peut durer plusieurs heures mais il dure en moyenne 30 à 60 minutes. La particularité de l'AIT - et qui permet de le différencier de l'AVC - est qu'on récupère spontanément.

L'AIT : pas de séquelles

Le Dr Rutgers poursuit en expliquant que le vrai AIT ne laisse aucune séquelle dans le cerveau, aucun symptôme résiduel et aucune trace : "Lorsqu'on fait une IRM - une résonnance magnétique du cerveau - on voit qu'il n'y a pas de lésion, ce qui permet de confirmer qu'il s'agissait bien d'un AIT et non pas d'un AVC."

Cependant, le diagnostic peut parfois être difficile à poser. Par exemple, lors d'une migraine avec aura (trouble neurologique transitoire), le mal de tête est précédé par des symptômes particuliers dont certains peuvent mimer un AIT en tant que tel. Même si le profil du patient est différent car les migraineux sont généralement plus jeunes que ceux qui font un AIT mais cela peut parfois être douteux.

Facteurs de risque 

  • Tabagisme
  • Sédentarisé
  • Diabète
  • Excès de cholestérol
  • Hypertension artérielle

Au niveau de la cause, le plus souvent, on ne va pas trouver une cause bien spécifique même s'il y a un terrain vasculaire et un profil de patient à risque précise le Dr Rutgers.

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La prévention est primordiale

Notre expert poursuit en insistant sur l'importance de la prévention : "Le plus souvent, je tiens à rassurer mes patients en leur disant que si on fait un AIT, on va pas en refaire un second. Par contre, on devient plus à risque de faire un AVC donc l'AIT est un signal d'alarme car on sait que le risque d'AVC est plus élevé - on parle de 5 à 10% - donc 1 personne sur 20 ou 1 sur 10 va malheureusement faire un AVC par la suite et ça se passe le plus souvent rapidement après l'AIT. 

Il ne faut surtout pas banaliser un AIT afin d'éviter un AVC par la suite !

Les conséquences peuvent être fâcheuses si vous faites partie des patients qui ont la malchance de faire un AVC qui, lui, laissera des traces et la vie ne sera plus la même... Alors que l'AIT ne laisse pas de trace et s'il est sérieusement pris en charge, on peut minimiser qu'un AVC survienne par après. Alors même si ça ne fait pas mal et que ça ne dure que 30 minutes, il ne faut pas le banaliser et être pris en charge rapidement !" insiste le Dr Rutgers.

Une hygiène de vie la plus saine possible

Enfin si le traitement en tant que tel dépend de la cause éventuelle, il faut surtout avoir une hygiène de vie la plus saine possible : "Avoir une activité physique régulière, manger sainement, ne pas fumer, ne pas boire avec excès, cette attitude thérapeutique est essentielle quand on a présenté un AIT" conclut chef du service de neurologie aux Cliniques de l'Europe à Bruxelles

La Grande Forme, c’est du lundi au vendredi de 13h à 14h en direct sur VivaCité. Vous avez manqué l'émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio.

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