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Grandeur nature

L’agroécologie, pour faire rimer biodiversité et rentabilité

13 nov. 2021 à 10:35Temps de lecture2 min
Par Agathe Decleire

Alors que la COP26 vient de se terminer, Grandeur Nature vous emmène cette semaine découvrir des fermes qui ont décidé de quitter l’agriculture conventionnelle pour apprendre à utiliser et valoriser les écosystèmes qui les entourent.

C’est dans un Condroz brumeux, presque fantomatique, que s’étendent les prairies et les champs de Clotilde de Montpellier, fondatrice de l’ASBL Farm for Good. Géographe de formation, elle a aujourd’hui deux casquettes, celle de doctorante en agroécologie à l’Université de Namur et une, plus terreuse, d’agricultrice d’une ferme de 50 ha. Alliant la théorie à la pratique, elle cherche à inventer la ferme idéale, à force d’expérimentations et de collaboration avec les autres fermes du réseau Farm for Good. L’occasion d’en savoir plus sur cette agriculture qui fleurit dans les pays du Nord, comme du Sud.

Agathe Decleire

L’agroécologie, qu’est-ce que c’est ?

Diamétralement opposée à l’agriculture conventionnelle, l’agroécologie est un retour aux racines. Délaissant pesticides et engrais chimiques, elle va plus loin que l’agriculture biologique, en cherchant à utiliser les ressources des écosystèmes naturels à l’avantage des récoltes.

Ainsi des plants de basilic sont plantés au côté de tomates pour éviter la maladie du mildiou, les coccinelles sont protégées pour préserver les plantes des pucerons, les parcelles sont réduites et en tournante pour permettre aux sols de se régénérer, les excréments des vaches sont utilisés pour fermenter les cultures… Tout est réfléchi pour que l’écosystème travaille avec l’agriculteur.

Loin d’être une solution clé-sur-porte, cette agriculture se façonne en fonction de la situation de chaque ferme. Et se propage donc aussi bien dans les pays du Nord de l’équateur économique, que ceux au Sud. Partant d’abord des techniques traditionnelles et des variétés propres à la région, cette forme d’agriculture est parfois présentée comme une voie pour retrouver une souveraineté alimentaire. Plus efficace, plus rentable, produisant des aliments plus nourrissants, le CNCD 11.11.11 la considère comme " l’avenir de nos systèmes alimentaires ".

L’agroécologie, comme la conçoit Clotilde de Montpellier, est un travail à tous les échelons, de la production à la vente, en passant par la transformation. Récemment devenue une coopérative, son association collabore avec des boulangers, des bouchers et autres transformateurs, qu’ils soient du Condroz ou d’ailleurs.

Comment soutenir l’agroécologie ?

Outre la collaboration entre tous les maillons de la chaîne de production alimentaire, les agriculteurs qui optent pour l’agroécologie souhaitent informer les citoyens de ses avantages. Pour se développer, l’agroécologie a besoin de consommateurs. Que ce soit en suivant des labels agroécologiques, comme celui de Farm for Good ou en recommandant les produits issus de fermes agroécologiques auprès des commerçants, l’essentiel est de se rappeler que chaque achat peut se transformer en un coup de pouce pour des gens qui veulent produire différemment.

 

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