Chronique cinéma

L’amour c’est mieux que la vie, amitié et amour, le cocktail Lelouch qui fera plaisir à ses fans

Image de L’amour c’est mieux que la vie, de Claude Lelouch

© DR

Mercredi est toujours synonyme de sorties cinéma, et Nicolas Buytaers nous parle notamment du cinquantième film de Claude Lelouch. 

" L’amour c’est mieux que la vie "

"L’amour c’est mieux que la vie", c’est ce qu’affirme le réalisateur Claude Lelouch dans son cinquantième film. Tout commence avec trois hommes qui se rencontrent en sortant de prison et qui deviennent les meilleurs amis du monde. Vingt ans plus tard, quand les deux plus jeunes apprennent que le troisième va mourir, ils décident de lui offrir une ultime histoire d’amour, lui qui n’a de cesse de répéter que "l’amour c’est mieux que la vie".

Sans amour, pas de film pour Claude Lelouch. Sans l’amour de ses fans, pas de film tout court. Et ce 50e titre est un film destiné aux véritables fans du réalisateur. Ils retrouveront tous les ingrédients de son cinéma : une ribambelle d’actrices et d’acteurs généreux car en face elles/ils ont un réalisateur généreux, des situations tendres et drôles à la fois, un titre répété en punchline une centaine de fois comme un mojo balancé en méthode Coué, des plans-séquences, une réflexion sur la vie et la mort (ici avec un Jésus et un.e Lucifer improbables), de l’amitié et beaucoup d’amour. Alors tout cela pourrait paraître niais mais quand on aime le style léger des comédies lelouchiennes, on ne peut être que conquis. Le film a été tourné en pleine pandémie, et d’ailleurs la Covid-19 en prend aussi pour son grade.

 

Quant au casting, plusieurs générations se côtoient devant la caméra de Lelouch. Si on retrouve les abonnés aux films de Claude, comme Sandrine Bonnaire ("Salaud, on t’aime"), Philippe Lellouche ("Chacun sa vie"), Béatrice Dalle ("La Belle histoire"), Elsa Zylberstein ("Un + Une") et Gérard Darmon ("Il y a des jours… et des lunes", "Tout ça… pour ça !"), le réalisateur accueille dans son monde des petits nouveaux comme Kev Adams.

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Nightmare alley

Recueilli par un cirque ambulant, Stanton est un jeune homme qui semble paumé. Entre deux chapiteaux, il va travailler plus dur que jamais, pour tenter d’oublier son passé et tomber amoureux. Il va surtout apprendre le mentalisme et métamorphoser cette arnaque foraine en un art pour impressionner les riches des grandes villes et leur soutirer de grosses sommes d’argent. Mais un jour, il s’attaque à plus fort que lui. Sa vie de rêve se transforme alors en véritable cauchemar.

Remake du film noir "Le charlatan" sorti en 1947 avec Tyrone "Zorro" Power, "Nightmare alley" est le film de Guillermo del Toro ("Le labyrinthe de Pan", "Hellboy", "La forme de l’eau") dont le sens aigu de l’image et le style permettent de créer une atmosphère. Guillermo del Toro aime les personnages tordus et troubles, une version espagnole de Tim Burton, tout aussi fantastique que gothique. Dans ce nouveau film, on retrouve tous ces éléments, avec une esthétique léchée, des personnages inquiétants, une atmosphère pesante et des plans magnifiques. On retrouve tout sauf peut-être une histoire à suivre.

Le film est long (2h40) avec un manque de rythme (surtout au début), une fin prévisible (et précipitée pour vite conclure) et deux parties pas assez équilibrées. À force de vouloir parler de beaucoup de choses comme les monstres que nous cachons tous en nous mais aussi l’envie de réussir à tout prix quitte à se mentir et à trahir ses convictions, le mensonge, l’illusion et la vérité, le fantasme, la psychologie, nos peurs, il se perd un peu et n’explore jamais à fond toutes les pistes proposées. Heureusement il lui reste son casting avec ses stars comme Bradley Cooper, Cate Blanchett, Willem Dafoe, Toni Colette et Ron Perlman. Un casting brillant pour un film fort sombre !

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La sortie en DVD chez Warner Bros avec " Dune " de Denis Villeneuve

"Dune" est un roman culte de science-fiction écrit par Frank Herbert en 1965. Un roman politique dénonçant l’autoritarisme, les dictatures, l’exploitation de l’Homme par l’Homme mais aussi la destruction de la Nature par l’Homme. Comme bon nombre de romans d’anticipation, "Dune" a connu une série d’adaptations et de visions. Le "Dune" de David Lynch, sorti en 1984, est une sorte de vision art déco du genre space opéra à la "Star Wars".

"Dune" a également été décliné en série télé sortie en 2000, proche de la saga "Star Trek", mais également en documentaire, avec la vision du génial Alejandro Jodorowsky (avec ce qui aurait pu être le film le plus cher et le plus ambitieux de l’Histoire du cinéma). Et puis, vous avez enfin le "Dune" du canadien Denis Villeneuve ("Incendies", "Sicario", "Blade Runner 2049"). Avec ce dernier film, nous avons un réalisateur avec un point de vue, une esthétique bien à lui et un sens de l’image que l’on retrouve dans sa vision de cette planète de sable dont on exploite les habitants et l’épice, soit la substance qui permet à l’humanité de voyager dans l’espace.

Villeneuve propose surtout une vision romantique du roman d’Herbert avec ses plans et ses cadres comme d’immenses peintures spatiales. Le film est sorti en septembre et il a remporté un vif succès. Ce fût l’un des trois blockbusters de l’année 2021 avec le James Bond et le dernier Spiderman. Et il vient de sortir en DVD en attendant le second volet qui sera également réalisé par Denis Villeneuve.

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