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Langkâ : des bougies rechargeables fabriquées à Neufchâteau

© Anne Lemaire

29 nov. 2022 à 11:22 - mise à jour 29 nov. 2022 à 11:57Temps de lecture2 min
Par Anne Lemaire

En cette période de l’année, pour réchauffer l’ambiance de son intérieur, rien de tel que de belles bougies décoratives, naturelles et locales. Dans le village de Tronquoy, près de Neufchâteau, Valérie Pierret et son fils Tom s’activent à confectionner leurs bougies "Langkâ". C’est la haute saison.

Leur petite entreprise a vu le jour en 2019, mais la demande ne fait qu’augmenter. Ces bougies de luxe, parfumées, sont réalisées de manière artisanale avec des cires 100% végétales : " Au lieu de faire des cires avec de la paraffine qui vient du bout du monde et qui est issue du pétrole, on travaille avec des végétaux, du colza et du soja, et même si c’est plus cher, on préfère travailler avec des matières premières qui viennent d’Europe ", précise Valérie.

Et pour obtenir la bonne formule, la bonne recette, sa formation de bio ingénieur a bien aidé Valérie et son fils, " Ça peut paraître simple de créer des bougies mais il y a énormément de paramètres à prendre en compte. Avec Tom, on en est à plus de 30 essais pour arriver au résultat actuel ".

Les mèches de bougies sont en bois et les parfums sont scrupuleusement choisis. Ils répondent aux normes internationales et aux normes REACH.On prend des parfums qui ne contiennent pas de phtalate, qui est une substance chimique pour renforcer le pouvoir parfumant, on retire également tous les parfums qui contiennent des matières avec des risques cancérigènes, mutagènes ou agissant sur le système de reproduction. "

© Anne Lemaire

Une fois la cire coulée, tissus et ciseaux en mains, Valérie décore les contenants, les pots en verre de forme carrée : " toutes nos bougies sont habillées avec des matières très " cocooning ", on a des imitations mouton, imitations ours polaire, léopard, etc. ce sont toujours des imitations parce que nous sommes végans ou alors on part dans des matières très brillantes…"

Et ce n’est pas tout, Valérie a eu l’occasion de développer avec son voisin, Francis Louis, de magnifiques modèles en acier et en acier corten. " C’est un modèle que personne n’avait pensé développer, des bougies dans de l’acier corten et il a donc a été déposé au niveau européen ". Toujours dans un soucis de protection de l’environnement, ces bougies sont rechargeables.

Enfin un mot sur le nom de ces bougies, " Langkâ, ça vient du Sri Lanka où nous avons eu l’occasion de faire un beau voyage. J’avais été hyper séduite par l’origine du mot Sri Lanka. Sri étant un mot de respect en cingalais et Lanka se traduisant par " L’île où l’on trouve le Bonheur ". Cette notion de bonheur est cachée dans la marque. Nous, on a beaucoup de bonheur à la produire, ces bougies, mais également quand on les offre et quand on les allume, l’idée, c’est qu’elles distillent du bonheur ".

Si aujourd’hui Valérie crée ses bougies dans son salon, elle espère un jour ouvrir un atelier de production : " Ah, ça, c’est vraiment un rêve et j’aimerais mettre du sens dans le business, je suis toujours très touchée par le sort des femmes et l’idéal, ce serait de pouvoir avoir suffisamment d’activités et pouvoir donner du travail à des femmes dans le besoin."

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