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L'info culturelle

"L‘Apocalypse heureuse" de Stéphane Lambert

Stéphane Lambert

Stéphane Lambert publie L’Apocalypse heureuse dans la collection La rencontre aux éditions Arléa. L’ouvrage tient du récit de vie. L’auteur revient sur les événements traumatiques de l’enfance et de l’adolescence. A l’âge de 10 ans, Stéphane Lambert est abusé par un ami pédophile de ses parents. Le silence de ses proches est ressenti par l’enfant comme un désamour. Il attendait une parole de ses géniteurs qui connaissaient la situation. Aucun mot ne sera prononcé. Naîtront la culpabilité et la honte suscitant le repli de l’adolescent dans une chambre close et exiguë. Antichambre de la création littéraire. La mésentente familiale, la dépression et la maladie du père, le divorce des parents, le déménagement et l’éclatement de la famille auront raison d’un possible bonheur familial.

L'obsession du passé

L’Apocalypse heureuse débute dans le quartier d’enfance de Stéphane Lambert. L’auteur le traverse en se rendant chez un thérapeute. Etonnamment, le cabinet est installé dans l’immeuble qui fut et reste celui de l’abuseur. Le passé toujours présent revient à la surface ; ce qui a été vécu et ce qui se perpétue se rencontrent dans l’écriture qui au fil des pages opère une catharsis. Une quiétude apparaît après la réconciliation avec le père. Un retour à la lumière.

La révélation du présent

L’écrivain Stéphane Lambert se retire parfois sur une île des Cyclades, la plus éloignée d’Athènes. Armorgos est située dans une région qui a connu des éruptions volcaniques. Le cisellement des côtes et le creusement des criques l’attestent. La beauté tragique du paysage se livre dans un parfait dénuement auquel l’auteur aspire dans ces lieux. A Patmos, à quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau, Saint Jean a écrit l’Apocalypse. Dans le langage courant, le mot est synonyme de cataclysme ou de fin du monde, mais son étymologie, l’action de révéler, apporte un autre éclairage. Certains théologiens vont jusqu’à employer le mot accouchement pour convoquer le sens plein du mot. Dès lors, sous l’apparent oxymore se dévoile un titre d'une belle évidence, L’Apocalypse heureuse.

Stéphane Lambert au micro de Pascal Goffaux

L'apocalypse heureuse, Stéphane Lambert, Arléa, couverture
L'apocalypse heureuse, Stéphane Lambert, Arléa, couverture Bernard Plossu

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