N'oubliez pas le guide

L’art de la trompe de chasse, plus de 300 ans de tradition : un patrimoine classé

Une trompe de chasse

© "N’oubliez pas le guide" – RTBF

Utilisée à l’origine pour communiquer entre chasseurs et marquer les différents moments d’une chasse à courre, la trompe de chasse et son répertoire musical est reconnue depuis quelques années comme un patrimoine qui se transmet de génération en génération.

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Décembre 2020, après près de quatre ans de discussions, l’art de la trompe de chasse est officiellement reconnu par l’Unesco comme "Patrimoine immatériel de l’humanité". Le dossier avait été introduit par la France au nom de quatre pays associés : Belgique, Luxembourg, Italie et France. Chez nous où la chasse à courre est interdite, la trompe de chasse n’est utilisée que lors de représentations musicales et semble toujours attirer de nouveaux musiciens. "L’instrument n’a que peu évolué depuis 1705, année de sa création par le Marquis de Dampierre" souligne Patrick Lassence, sonneur de trompe et guide.

Sa forme a changé puisqu’on est passé d’un instrument enroulé sur un tour et demi à notre trompe actuelle, imaginée en 1818, et enroulée sur trois tours et demi. L’explication est simple. A l’origine, les cavaliers portaient des tricornes. Il fallait donc pouvoir passer l’instrument autour de ces coiffes amples. Depuis le début du XIXe siècle, ce n’est plus le cas puisque nous portons des toques d’équitation simples.

Un art vivant

Aujourd’hui en Belgique, une vingtaine de formations perpétuent la tradition et interprètent le répertoire musical. Un répertoire issu du monde de la chasse et des temps forts de la journée.

La trompe servait à communiquer entre chasseurs. Mais chaque moment ou temps fort était "joué" par la trompe. On appelle cela les "fanfares de circonstances", des mélodies que nous jouons encore aujourd’hui et qui touchent le public par la puissance du son et des vibrations produites par les instruments ensemble. C’est unique !

Et pour nous prouver la véracité de ses dires, Patrick rejoint trois autres sonneurs dans la basilique de Saint Hubert. "La plus belle salle de concert pour les trompes" sourit-il.

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