Le 8/9

"L’Assassin de la rue Voltaire", le nouveau roman d’Henri Lœvenbruck, écrit comme un Agatha Christie

Henri Lœvenbruck pour "L'assassin de la rue Voltaire"

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Henri Lœvenbruck était l’invité du 8/9 pour évoquer son nouveau livre L’Assassin de la rue Voltaire. Ce polar historique est un huis clos trépidant et haletant qui se déroule au sein de la Comédie-Française, dans l’ambiance oppressante de la Révolution.

Après le succès du Loup des Cordeliers et du Mystère de la Main Rouge, l’auteur de best-seller est de retour avec Gabriel Joly, son personnage phare pour mener une nouvelle enquête en pleine révolution.

Août 1789, la Révolution embrase le pays. Alors qu’à Versailles, les députés rédigent la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le jeune journaliste Gabriel Joly va devoir résoudre une nouvelle enquête.

En plein théâtre, une série d’assassinats a été commise dans le cercle très secret de la Comédie-Française.

Entre vrais et faux témoignages, Gabriel parviendra-t-il à démasquer l’auteur de ces crimes odieux ?

La Comédie-Française au cœur de la Révolution

Pour ancrer au mieux cette fiction dans la réalité de l’époque, Henri Lœvenbruck s’est beaucoup documenté sur le sujet de la Comédie-Française, située à l’époque au théâtre de l’Odéon.

L’auteur a choisi d’installer son intrigue dans cette célèbre institution culturelle française créée au 17e siècle car elle représente le microcosme de la Révolution. "Au sein de la troupe, il s’est passé la même chose que dans toute la France : les comédiens se sont divisés en deux, d’un côté ceux qui étaient plus favorables à la réforme et donc à la Révolution et de l’autre, les plus conservateurs. Cela se retrouvait aussi dans leurs choix de mise en scène. Il y avait ceux qu’on appelait les rouges, réformateurs, qui avaient envie de changement, et les noirs, qui voulaient garder la vieille tradition de la Comédie-Française" informe-t-il. "C’était donc une façon pour moi de montrer que la Révolution s’est aussi jouée dans le théâtre, d’autant plus qu’il était installé en plein cœur du quartier des cordeliers, le quartier révolutionnaire par excellence".

L’écrivain de 49 ans s’autorise néanmoins quelques libertés dans le contour historique de son récit, mais celles-ci restent minimes. Il a notamment changé certains noms pour les personnages sur lesquels il invente les faits ou ceux qui sont en rapport avec les meurtres, par respect pour leurs descendants.

"En général j’essaie d’être très fidèle avec l’Histoire, pour la simple raison que j’ai beaucoup de profs d’Histoire qui me lisent. Ils me disent : 'Attention, il faut que je puisse le faire lire à mes élèves sans qu’ils apprennent des bêtises'" révèle-t-il. "J’essaie d’être assez rigoureux. Pour ce livre, je me suis énormément documenté sur la Comédie-Française : j’ai travaillé avec l’archiviste de l’institution, la documentaliste de l’Odéon, j’ai regardé les registres de l’époque pour connaître tout des comédiens de l’époque. Ceux à qui je fais faire des choses qu’ils n’ont pas réellement faites j’ai changé leur nom par respect pour leurs descendants".

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Des personnages belges

L’Assassin de la rue Voltaire est le 3e roman d’Henri Lœvenbruck qui met en scène son héros fétiche, Gabriel Joly. Ce personnage, qui incarne un peu l’ancêtre du journaliste d’investigation, est un peu belge puisqu’il a étudié en partie… à Liège.

Il ne s’agit d’ailleurs pas de la seule référence noire-jaune-rouge à son histoire. "Je fais souvent des clins d’œil à la Belgique. Il y a un personnage très important dans les trois romans qui est Anne-Josèphe Théroigne, que les monarchistes surnommaient Théroigne de Méricourt pour se moquer d’elle, et qui est une Liégeoise. Elle est pour moi est une des trois grandes figures féminines de la Révolution. On parle beaucoup d’Olympe de Gouges et de Marie-Antoinette, mais très peu de Théroigne qui pour moi est peut-être même plus intéressante" indique-t-il. "Cette femme a un parcours dramatique, assez étonnant. Elle a embrassé la cause révolutionnaire dès les débuts de la Révolution et était une petite liégeoise d’un milieu simple et qui a gravi les échelons pour devenir cette femme étonnante, avec un grand chapeau à plumes, des pistolets à la ceinture et qui sortait dans les rues avec les révolutionnaires".

J’ai un amour pour la Belgique que j’essaie de transcrire dans tous mes livres.

Un roman historique à la Agatha Christie

Outre diverses références à la Belgique et l’immersion historique totale, les lecteurs apprécieront l’intrigue, proche de la reine du crime, Agatha Christie. Le livre commence même avec les plans du théâtre de l’Odéon, pour mieux situer ce véritable huis clos.

"Dans ce roman, j’avais très envie de faire un clin d’œil à Agatha Christie, je ne m’en cache pas. Il y a des scènes où je fais des gros clins d’œil à Hercule Poirot et avec ce côté huis clos où on est presque dans un Cluedo. On peut savoir dans quelle pièce est passé l’assassin, essayer de retrouver le cheminement des victimes et du tueur, avec la grande scène finale où l’enquêteur réunit tous les suspects dans une même pièce et leur donne leurs alibis" renseigne Henri Lœvenbruck. "J’avais très envie de faire ce type de roman car c’est le genre de polar qui m’a presque donné le goût de lire quand j’étais ado. J’avais envie de redonner hommage à cette famille de polar qu’on n’écrit plus aujourd’hui".

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Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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