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L’astronaute Thomas Pesquet : "L’idée est de retourner vers la Lune de manière plus durable"

12 nov. 2021 à 09:07 - mise à jour 12 nov. 2021 à 11:23Temps de lecture3 min
Par RTBF

 

Moins de 48 heures avant le lancement d’une fusée SpaceX, avec à son bord quatre astronautes, vers la Station spatiale internationale (ISS), une autre capsule Crew Dagron s’était posée dans le golfe du Mexique, transportant en sens inverse quatre astronautes qui avaient passé six mois sur l’ISS. Parmi eux, l’astronaute français de l’ESA Thomas Pesquet.

Le Français raconte ce jeudi son expérience lors d’une conférence de presse à Cologne en Allemagne, après son arrivée à l’aéroport militaire de cette ville.

"On a repris le travail, explique Thomas Pesquet, on a des prélèvements à faire qui se font dès qu’on touche Terre. Et on doit se réhabituer à l’environnement terrestre, encadrés bien sûr par une équipe de médecins."

L’astronaute explique que parallèlement, c’est à des séances de remise en forme que doivent se soumettre les quatre scientifiques de retour sur Terre : des séances de sport, de remise en équilibre… Tous les astronautes suivront un programme de remise en forme pour retrouver leurs capacités physiques. Les séjours prolongés dans l’espace provoquent en effet une ostéoporose bien plus rapide que sur Terre, par exemple.

Se réadapter

Si la réadaptation est éprouvante, Thomas Pesquet avoue que certaines choses très anodines sur Terre, comme prendre sa douche, apparaissent comme des vrais plaisirs pour des astronautes restés six mois dans l’espace : "Le premier plaisir c’est de prendre une douche. Mais c’est un peu plus compliqué, pour les mouvements de la tête par exemple dit-il, ça rend malade, on essaie de faire ça tout doucement… On a un sentiment de vertige comme après avoir été en bateau, explique Thomas Pesquet. "Quand on a affaire avec de l’eau et du liquide dans la Station spatiale, tout part dans tous les sens, et quand on prend une douche, c’est une impression surnaturelle".

Pour le futur, c’est objectif Lune : "C’est l’objectif de l’Agence (l’ESA, ndlr) … Partout dans le monde on a le même plan. L’idée est de retourner vers la Lune de manière plus durable, et dans un but plus scientifique. Une fois que l’on fera cela, on ira sur Mars […] Les astronautes européens ont la vocation de jouer leur rôle dans cette expérience-là", explique Thomas Pesquet, qui appelle cela la "roadmap de l’exploration".

Durant son séjour de six mois dans l’ISS avec ses trois autres collègues, l’astronaute a "plus de 200 expériences" dans le cadre de la mission Alpha de l’ESA (Agence spatiale européenne, ndlr) . "Tous les jours, le travail est différent, on travaille sur des expériences de physiologies, de médecine", explique-t-il. Il y était commandant de bord. Une expérience parfois stressante : "On a perdu le contrôle d’orientation de la station. Cela s’est bien passé […] c’était mon boulot de répartir les rôles et on a récupéré l’orientation. J’ai beaucoup appris", explique-t-il.

Revivez son retour sur Terre mercredi dernier:

Pour le futur, c’est objectif Lune : "C’est l’objectif de l’Agence (l’ESA, ndlr) … Partout dans le monde on a le même plan. L’idée est de retourner vers la Lune de manière plus durable, et dans un but plus scientifique. Une fois que l’on fera cela, on ira sur Mars […] Les astronautes européens ont la vocation de jouer leur rôle dans cette expérience-là", explique Thomas Pesquet, qui appelle cela la "roadmap de l’exploration".

Durant son séjour de six mois dans l’ISS avec ses trois autres collègues, l’astronaute a "plus de 200 expériences" dans le cadre de la mission Alpha de l’ESA (Agence spatiale européenne, ndlr) . "Tous les jours, le travail est différent, on travaille sur des expériences de physiologies, de médecine", explique-t-il. Il y était commandant de bord. Une expérience parfois stressante : "On a perdu le contrôle d’orientation de la station. Cela s’est bien passé […] c’était mon boulot de répartir les rôles et on a récupéré l’orientation. J’ai beaucoup appris", explique-t-il.

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