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Le mug

Le 1er livre Harry Potter a 25 ans : la 'Pottermania' s’est-elle déclenchée d’un simple coup de baguette magique ?

Le Mug d’ouverture

Alix Houllier et Corentin Faniel pour "Harry Potter décrypté par ses fans"

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26 juin 2022 à 06:00 - mise à jour 26 juin 2022 à 09:29Temps de lecture2 min
Par François Saint-Amand

Le premier livre de la saga Harry Potter souffle ses 25 bougies ce 26 juin. Le Mug accueillait Alix Houllier et Corentin Faniel, auteurs du livre Harry Potter décrypté par ses fans, pour comprendre la raison de cet incroyable engouement.

Le 26 juin 1997 sort Harry Potter à l’école des sorciers au Royaume-Uni. Ce premier tome signé par une illustre inconnue, JK Rowling, se vendra, comme par magie, à plus de 500 millions d’exemplaires dans le monde.

Films, merchandising, musique, pièce de théâtre, expositions, jeux vidéo… Le phénomène est aujourd’hui l’un des plus marquants de la pop culture. 25 ans après sa sortie, la Pottermania ensorcelle toujours les fans. Outre l’universalité des thèmes dans lesquels se reconnaissent les jeunes et moins jeunes 'moldus' (non sorciers, ndlr), les raisons de cet engouement sans précédent pour un livre jeunesse sont aussi contextuelles et commerciales.

Harry Potter, un enfant d’internet

L'arrivée d'Harry Potter en tant que plus célèbre des sorciers coïncide d'abord avec la démocratisation d’internet"C’est une des premières communautés de fans qui s’est développée sur internet. Elle en a défini les codes en termes de fanfictions (histoires dérivées de la saga, écrites par les fans, ndlr), sur les fans films, même le wizard rock" résume Alix Houllier.

"Quand les sites de partages de vidéos sont nés, les fans films sont arrivés. […] Cela a facilité les conversations, ouvert à des milliers de personnes. Là où on discutait avec un petit groupe d’amis, une vingtaine de personnes dans un club de lectures, on a eu des centaines de personnes qui discutaient ensemble" indique Corentin Faniel.

Une promotion bien ficelée

Bloomsbury, l’éditeur historique d’Harry Potter, a aussi rivalisé d’ingéniosité pour vendre son produit.

Le PDG de cette maison d’édition a fait valider les premiers chapitres à sa fille de 8 ans à l’époque, Alice Newton, pour savoir si l’histoire captiverait les jeunes générations.

Pour la sortie des livres suivants, l’éditeur est parvenu à créer l’attente, en ne rendant disponibles les nouveaux tomes qu’à une date et une heure bien précise. La version anglaise des Reliques de la mort n'a été autorisée à la vente qu'à partir du 21 juillet 00h01. Cela a permis "d’illustrer l’ampleur du phénomène physiquement avec les files devant les librairies". Les sites de lecture francophones ont aussi alimenté l’impatience grandissante des fans en distillant des informations sur la suite des aventures d’Harry Potter avant la sortie de leur traduction.

Autre élément pointé par Alix Houllier et Corentin Faniel, les communautés de fans ont aussi été impliquées dans les campagnes marketing. Elles ont collaboré aux événements en marge des publications de livres. 

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