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Le bilan de Vincent Kompany à la tête d'Anderlecht est "plus philosophique qu'arithmétique"

Pro League : Vincent Kompany quitte Anderlecht

C'est officiel, Vincent Kompany quitte le Sporting d'Anderlecht. Revenu dans son club de coeur en 2019 avec une ambition et une envie énormes, il a bousculé les codes du football belge, en créant le rôle hybride du joueur-entraîneur-dirigeant.

Son départ trois ans plus tard, après deux saisons comme coach principal, laisse le sentiment d'un parcours abandonné à mi-chemin. Il n'a pas connu la réussite qu'il avait promise.

Retour, en trois étapes, sur sa période à la tête du RSCA.

Toutes les infos sur le départ de Vincent Kompany

2019-2020 : Episode 1, la lourde triple casquette

Mai 2019, Vincent Kompany annonce son départ de Manchester City. Le défenseur international belge, icone des Cityzens, rentre au bercail, le Sporting d'Anderlecht, avec une triple casquette : joueur, entraineur et actionnaire dans le capital du club.

C'est Simon Davies qui prend les commandes de l'équipe mauve, en duo avec Vince the Prince donc. Les critiques sont régulières puisque la licence d'entraineur de Kompany n'est pas en ordre. Le RSCA tremble, entre les discussions en coulisses et les allers et venues sur le petit banc. Pär Zetterberg débarque dans un rôle de conseiller, il est viré moins d'un an plus tard. Davies est le T1, il part pour des raisons privées six mois après. Idem pour Franky Vercauteren, arrivé en octobre 2019, parti en août 2020.

Le RSCA se cherche donc sur et en dehors de la pelouse. Les Mauves bouclent le premier exercice 'sous l'ère Kompany' à la huitième place.

2020-2021 : Episode 2, le RSCA se relève

A la fin de l'exercice 2019-2020, Kompany connait une nouvelle blessure, celle de trop. Il jette l'éponge et reprend les rênes de l'équipe, remerciant donc Vercauteren, une autre icone de la formation bruxelloise.

Kompany (im)pose sa griffe, désireux de poursuivre le fameux 'process'. Résultats des courses, une honorable quatrième place derrière le FC Bruges, champion, le Racing Genk et l'Antwerp. La construction connait toujours encore des accrocs : Nicolas Frutos débarque comme T2 en juin 2020 et fera ses valises en février 2021.

2021-2022 : Episode 3, la Coupe en travers de la gorge

Les attentes grandissent et le noyau continue de se mettre en place grâce à plusieurs prêts, comme les attaquants Joshua Zirkzee (Bayern Munich) et Christian Kouamé (Fiorentina). Les Mauves progressent, ils s'installent parmi les meilleures équipes belges, mais deux tuiles jonchent le chemin de leur saison.

La première, au début de l'exercice, une élimination précoce en préliminaire de Conference League, face à Vitesse. La deuxième peut-être celle de trop, en fin de saison, la défaite en Coupe de Belgique face à La Gantoise.

"Kompany part par la porte... ni grande, ni petite"

"Le voir partir, c'est une surprise. Connaissant Vincent, il veut toujours réussir le projet qu'il a commencé donc ça laisse un goût d'inachevé. Je pense que, s'il part, c'est que la direction ne lui donne pas tous les moyens pour réussir son projet. Je pense que ce n'était pas si facile de faire mieux. Il aurait quand même pu faire un peu mieux en remportant la Coupe de Belgique car cela aurait changé la donne, surtout pour lui comme jeune entraîneur avec le club de son cœur et de sa jeunesse. En même temps, il a été en play-offs les deux années où il était coach alors qu'on est passé de six à quatre équipes dedans. Il n'a pas été extraordinaire dedans mais il a terminé cette année à la troisième place, derrière deux équipes qui étaient plus fortes et qui ont fait une saison plus constante", souligne Nordin Jbari.

Et notre consultant de résumer : "Il part ni par la grande ni par la petite porte. Il a fait évoluer Anderlecht, il faut lui laisser le fait qu'il n'y avait pas de jeu avant lui alors qu'il y en avait avec lui. Même si ce n'était pas tout le temps le cas. Le connaissant, c'était un projet pour redevenir champion et il n'a pas réussi cela, notamment parce qu'il n'avait pas les moyens de le faire. C'était compliqué de faire mieux."

Un autre de nos consultants, Alex Teklak, a ressenti la même chose : "La première chose que cela m'a évoqué ? La surprise. Sans être réducteur et en forçant un peu le trait, c'est un bilan plus philosophique qu'arithmétique (95 matches pour 43 victoires et 1.67 point en moyenne). Il y a eu une amélioration significative des résultats d'une année à l'autre (1,55 à 1,79 point par match en moyenne) avec une place gagnée cette année donc le bilan est satisfaisant. En parallèle, il aura surtout laissé une empreinte philosophique avec l'idée de développer les jeunes joueurs avant d'avoir une deuxième plus prudente. Comme tous les entraîneurs, il est confronté aux résultats et aux titres, aucun entraîneur n'est préservé par cela. Il a eu l'occasion de gagner la Coupe de Belgique. L'élimination contre Vitesse a peut-être pesé, je ne sais pas si les quatre défaites contre l'Union ont été peu appréciées en interne. Il a quand même mis une locomotive sur les rails. Maintenant, c'est vrai que ses réactions ces derniers temps ont été plus orientées. Il aura laissé l'utilisation parfois à outrance des jeunes puis de manière plus parcimonieuse. La vérité et la bonne gestion étaient un peu entre les deux. Il part par la porte, ni grande, ni petite. Il y aura un petit goût d'inachevé."

Une saveur que Kompany ne devrait pas garder trop longtemps au coin des lèvres puisque une nouvelle aventure, on le cite par exemple avec insistance du côté de Burnley, en deuxième division anglaise, ne devrait tarder.

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