Environnement

Le boycott du Black Friday : pour une consommation plus green

Le boycott du Black Friday: pour une consommation plus green

© mediaphotos - Getty Images/iStockphoto

14 nov. 2020 à 17:00 - mise à jour 16 nov. 2021 à 08:58Temps de lecture2 min
Par Chloé Rosier

Quand de nombreuses personnes sont heureuses de pouvoir faire ce qu’elles pensent être des bonnes affaires, d’autres alarment la société par rapport à la pollution que cette journée (ou ce week-end) engendre.

En 2017, un collectif de 200 marques françaises, dont Halte à l’obsolescence programmée ou encore Zéro Waste France, formaient le "Green Friday" et proposaient de reverser 10% de leurs bénéfices de la journée à des associations qui luttent pour un monde plus respectueux de l’environnement. En 2018, Greenpeace préconisait d’apprendre "à créer et à réparer" plutôt qu’acheter et racheter encore ce que l’on a déjà.

En 2019, la marque Faguo réussissait à réunir plus de 450 marques qui voulaient lutter contre le Black Friday. Ce nouveau mouvement répondait au doux nom de "Make Friday Green Again". Leur but : ne pas proposer de remises "incroyables" mais fermer son enseigne le jour du Black Friday en signe de protestation, et promouvoir la lutte contre la surconsommation par des actions en tout genre. Nature et Découvertes, par exemple, proposait, avec chaque achat, un sachet de graines pour nourrir les oiseaux.

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Le vrai coût est environnemental

On pouvait lire sur le site de Faguo :

"Nous ne voulions pas participer à la journée du Black Friday, qui encourage la surconsommation. Nous étions mal à l’aise qu’elle soit imposée par le marché. Le vrai coût de cette journée est social et environnemental."

Ce mouvement écologique récent est une réaction à un mouvement consumériste tout aussi récent en Europe puisque le Black Friday ne sévit dans nos contrées que depuis 9 ans.

Les participants à ce Green Friday ont la conviction que chaque consommateur peut avoir un impact. En refusant de participer et donc d’acheter quoi que ce soit pendant le Black Friday, les consommateurs (vous, nous, eux, tout le monde) peuvent stopper cette tendance à la surconsommation. Le peuple a le pouvoir sans s’en rendre compte, selon Faguo : si l’on réagit tous dans un même sens, on peut faire sens !

Alors à vous de choisir : les "bonnes affaires" pour Noël dans les grandes enseignes ou la planète et les magasins bio et écolo.

Le mouvement s’organise en Europe

Sur Instagram, on retrouve de nombreuses marques, associations et individus qui tentent de faire passer le message à l’aide du hashtag #GreenFriday. On y apprend ce que l’on sait déjà mais qu’il est toujours bon de répéter pour être sûr d’être entendu :

  • 2.500 litres d’eau sont nécessaires à la production d’un t-shirt en coton;
  • en France, chaque citoyen jette environ 500 kg de déchets par an;
  • 56% des objets qui tombent en panne sont jetés plutôt que d’être réparés;
  • 5 millions de tonnes de vêtements sont mises sur le marché européen chaque année et 4 millions sont jetées.

Le mouvement du GreenFriday (jeu de mots assez simple à comprendre) est présent dans toute l’Europe avec des initiatives locales en France, en Irlande, en Allemagne ou encore en Belgique.

Le GreenFriday, c’est une philosophie que chacun peut adopter en refusant de consommer de manière excessive et en adaptant son comportement le 26 novembre et les 364 autres jours de l’année. Et pour les novices en écologie, on peut profiter du GreenFriday pour se renseigner sur les brosses à dents en bambou, les totebags et les gourdes pour un changement de vie tout en douceur.

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