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Le Brabant wallon lance une campagne de recrutement d’accueillant(e) s d’enfants à domicile.

Depuis mai 2018, les accueillant(e) s d’enfants à domicile bénéficient enfin d’un vrai statut garantissant un salaire, des droits à la pension, au chômage, aux congés payés,…
22 févr. 2022 à 21:41Temps de lecture2 min
Par Jean-Claude Hennuy

"Accueillant(e) d’enfants salarié(e) à domicile : un métier d’avenir !" C’est le slogan d’une vaste campagne que vient de lancer l’ISBW, l’Intercommunale sociale du Brabant wallon.

"De nombreux efforts ont été réalisés à l’échelle des communes et de la province pour augmenter le nombre de places d’accueil de la petite enfance", explique en substance la députée provinciale en charge de ce secteur, Sophie Keymolen. "Le taux de couverture moyen est de 53,5%, ce qui est supérieur au taux moyen de la Région wallonne (38,1%). Mais les besoins sont toujours très importants. En Brabant wallon, nombreux sont les parents qui travaillent tous les deux, ce qui accentue la demande d’accueil. Aujourd’hui, la majorité des places créées concerne les crèches collectives. Mais pour les places chez les accueillantes à domicile, l’offre est en diminution. Or, depuis mai 2018, le métier est enfin reconnu. Les accueillantes et accueillants à domicile peuvent bénéficier d’un véritable statut, avec un salaire garanti et des droits sociaux (pension, congés payés, chômage,…). Il est donc important de revaloriser cette profession et de susciter des vocations".

Formation et encadrement

Sous l’ancien statut, les accueillant(e)s conventionné(e)s devaient se contenter d’une couverture sociale précaire. "Lorsqu’il y avait par exemple trois enfants malades sur quatre pendant une semaine, cela représentait une perte de revenus importante, car les rentrées financières dépendaient du nombre d’enfants présents", rappelle Christiane Harvyn, accueillante d’enfants aujourd'hui salariée au CPAS de Braine-l’Alleud. "Le métier était précaire et cela freinait les vocations", confirme le Président du CPAS brainois, Pierre Lambrette.

Depuis le 1er mai 2018, le nouveau statut offre une sécurité accrue. Et pour susciter des vocations, la campagne du Brabant wallon insiste aussi sur la formation et l’encadrement de la profession. De quoi légitimer le métier et rassurer parents et candidats potentiels.

"Une formation permet aux accueillant(e)s d’acquérir des connaissances et des compétences importantes", souligne la présidente de l’ISBW, Anne Masson. "Cela va de l’apprentissage des premiers secours aux notions d’alimentation, en passant par la psychologie de l’enfant", confirme Christiane Harvin.

"Mais les accueillantes à domicile bénéficient aussi d'un encadrement qui les rassure et les soutient", précise Anne Masson. "Je pense par exemple à l’aide administrative, à l’accompagnement en cas de situation conflictuelle avec les parents ou aux conseils en matière d’aménagement du lieu d’accueil pour répondre aux normes de l’ONE".

Rappelons enfin que divers types de structures d’accueil coexistent. Dans le secteur d’accueil des moins de deux ans et demi, l’accueil familial comporte les accueillantes subventionnées (toutes salariées à l’horizon 2025) et leurs homologues non conventionnées. L’accueil familial comprend les crèches subventionnées et les crèches non subventionnées. 

En 2020, la province totalisait un peu plus de 5000 places disponibles, toutes catégories confondues pour l’accueil de la petite enfance.

 

 

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