Le cdH exclu : "aucun des trois partis francophones ne souhaite nous faire monter sur le terrain" (Maxime Prévot)

Le cdH exclu : "aucun des trois partis francophones ne souhaite nous faire monter sur le terrain" (Maxime Prévot)

© BENOIT DOPPAGNE - BELGA

04 sept. 2020 à 14:28Temps de lecture2 min
Par Fabien Van Eeckhaut

Une demi-heure après le tout nouveau préformateur, l’Open Vld Egbert Lachaert, c’était au tour du président du cdH Maxime Prévot de s’exprimer face à la presse. Afin d’expliquer pourquoi son parti ne se retrouvait finalement pas dans les négociateurs de la prochaine coalition. Coalition à 4 familles socialistes, libérales, écologistes et chrétiennes avec le CD&V mais sans le cdH, non pas 8 mais 7 partis seulement donc.

Et de rappeler que son parti, après avoir d’abord choisi l’opposition vu ses mauvais résultats électoraux de mai 2019, avait, vu la longueur de la crise, "pris ses responsabilités en acceptant de quitter le banc de touche pour monter au jeu afin de faciliter la résolution des difficiles équations politiques", renouant le contact avec les autres partis, participant à plusieurs réunions plénières. "Nous avons toujours dit que nous resterions disponibles pour préserver les intérêts des Belges et favoriser l’éclosion d’un gouvernement. Nous nous sommes toujours posés du côté de la solution. C’est ainsi que nous avons pris part à différents scénarios depuis dix mois. Nous avons répondu présent à toutes les invitations qui nous ont été adressées jusqu’à la dernière, hier, du missionnaire royal Egbert Lachaert".

Mais au final le cdH est exclu de la suite des opérations : "Ce n’est un secret pour personne ; l’invitation tardive qui nous a été adressée suite à la volonté formulée par le CD&V, et je l’en remercie, ne répond à aucune logique mathématique vu que les francophones sont en nombre suffisant pour constituer une majorité, et cette invitation ne répond pas non plus, nous le savons tout autant, à un souhait politique partagé par d’autres partis". Maxime Prévot se fait alors un peu plus clair et direct : "Aucun des trois partis francophones ne souhaite nous faire monter sur le terrain […]. Il y a des raisons bonnes ou d’autres moins honorables. Mais le cdH ne peut raisonnablement pas s’impliquer dans la rédaction d’un accord de gouvernement dans lequel il ne serait pas représenté".

Maxime Prévot qui se dit "sans la moindre amertume et avec le sentiment d’avoir agi constructivement à chaque fois qu’un scénario de sortie de crise s’esquissait et pour lequel nous pouvions être utiles. J’ai donc pris acte de cette situation et de la non-volonté majoritaire de nous intégrer avec certitude dans le prochain exécutif".

Le président du cdH qui "souhaite plein succès à cette tentative, à Egbert Lachaert et Conner Rousseau […], avec l’espoir que ce soit la bonne" pour le pays. Avec une petite "pique" tout de même, en se disant surpris par la désignation de ce duo flamand : "c’est surprenant. Ce n’est peut-être pas le reflet de leur capacité d’influence, mais plutôt de la capacité de nuisance d’autres"… 

Le cdH fait donc le choix de l’opposition : "Nous poursuivrons notre engagement constructif comme nous l’avons mené jusqu’ici, en étant le principal parti francophone crédible dans l’opposition pour agir avec vigilance et ambition dans l’intérêt des Belges".

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