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Le Club Bruges ou la fin du complexe belge en Ligue des champions

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Six sur six, cinq buts inscrits, zéro concédé face au champion du Portugal et au troisième de Bundesliga. C’est le bilan du Club Bruges après deux journées de Ligue des champions. Deux victoires ceintes d’un sentiment de force tranquille. Preuve que la locomotive du football a franchi un cap dans son histoire, pour mettre fin au complexe belge en Ligue des champions.

La réussite, puis la maîtrise

Dans l’arbre des possibles que représente une campagne de Ligue des champions, Bruges a pris la branche la plus solide. Face à Leverkusen, il s’en était fallu d’un bout d’orteil sur hors-jeu semi-automatisé pour que le club allemand égalise et ne fasse douter une équipe brugeoise logiquement bousculée. N’empêche. Le roseau n’a pas rompu et les Blauw&Zwart ont engrangé un premier succès, marqué du sceau d’Abakar Sylla, impérial en défense et buteur sur corner (1-0). Face à Porto, c’est une équipe sans le moindre doute qui a déferlé le long du Douro (0-4). Le regard fermé de Carl Hoefkens après chaque réalisation de son équipe en disant autant sur la détermination des siens que sur l’humilité de l’entraîneur, qui était pourtant en train de réaliser une prouesse. Son équipe a semblé garder le tempo tout au long du match, loin de se rétracter une fois le 0-2 inscrit. Comme si elle évoluait chez un adversaire modeste de notre compétition nationale.

Cent millions dépensés en deux ans

Bruges vit sur une planète financière différente du reste du football belge. En signant un deuxième mercato estival consécutif à 50 millions d’euros, Vincent Mannaert continue de creuser le fossé avec la concurrence. Et la manne financière rapportée à chaque victoire en poule (2,8 millions d’euros) valide un peu plus le tempérament offensif de la direction sportive sur le marché des transferts. Contre Porto, Hoefkens a même pu se permettre de laisser Roman Yaremchuk (19 millions d’euros) ou le Diable Rouge confirmé Dedryck Boyata (2 millions d’euros) sur le banc. Sans compter les absences de joueurs prétendus indispensables à la réussite du triple champion de Belgique : Clinton Mata, Mats Rits et Noa Lang, tous blessés. L’effectif pléthorique du Club, à peine touché par le départ de Charles De Ketelaere, semblait préparé à vivre son grand moment. Et il l’a décroché en livrant cette prestation sans faute.

L’abondance de biens

On constate le pallier franchi dans la manière avec laquelle Hoefkens a pu gérer sa deuxième mi-temps à Porto. Abakar Sylla averti à la 54e ? Le voilà remplacé une dizaine de minutes plus tard par Dedryck Boyata, qu’importe si l’Ivoirien avait été le héros six jours plus tôt contre Leverkusen. Pouvoir réagir si rapidement en remplaçant la qualité par la qualité, voilà un nouveau luxe que Bruges ne pouvait s’offrir. Les Gazelles Brugeoises devront gérer ce paramètre dans le temps : les retours prévus de Mata puis de Lang dans le courant du mois feront logiquement des mécontents. Si ce défi de maintenir la paix des ménages est également couronné de réussite, Hoefkens pourra clamer la fin du complexe d’infériorité des Belges en Coupe d’Europe. Et rêver des huitièmes de finale, qui n’ont été atteints qu’une fois, par La Gantoise en 2016.

Seraing - FC Bruges : 10 septembre 2022 (0-2)

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